Boudée par les acquéreurs depuis le début de la crise sanitaire, Paris voit ses prix immobiliers baisser régulièrement après avoir atteint des sommets inégalés. En effet, les dernières données de la plateforme MeilleursAgents montrent que la moyenne au mètre carré se situe désormais autour de 10?000 euros, contre près de 11?000 euros à l’été 2020.

Nouvelle baisse des prix des logements parisiens en mars

En ce début de printemps, la situation sur le marché immobilier français reste mitigée.

Les communes rurales, de plus en plus prisées depuis la pandémie et les confinements, ont enregistré une hausse de 0,8 % des prix immobiliers entre février et mars après un trimestre de stabilité.

Les nombreux acquéreurs ou citadins qui déménagent privilégient en effet les zones périurbaines ou la campagne afin de bénéficier d'un cadre de vie plus agréable, en phase aux attentes nées post-confinement.

En revanche, dans les grandes métropoles, l'augmentation est limitée à 0,3 % en moyenne, et plusieurs d'entre elles connaissent une baisse continue. C'est le cas de Paris, où les prix baissent pour la septième fois consécutive avec -0,5 % en mars. Selon les professionnels du secteur,

Il s'agit d'une situation inédite depuis 10 ans.

Il faut en effet remonter à 2011 pour retrouver un scénario similaire, lorsque les banques avaient resserré les conditions d'octroi de prêts, entrainant une baisse de 60 % du volume d'emprunts accordés.


Pas de rebond attendu en ce début de printemps 2022

Bien que la récente baisse de la pierre parisienne semble modérée si l'on considère que son taux, le recul est plus marqué lorsque l'on s'intéresse aux prix. Alors qu'ils se rapprochaient de la barre des 11 000 euros du mètre carré au troisième trimestre 2020, ils tournent aujourd'hui autour de 10 000 euros. Par rapport à 2019, les prix des biens situés dans la capitale ont donc cédé 4 % et la tendance s'accélère depuis l'automne dernier avec -3,1 %.

D'après les agents immobiliers,

L'hypothèse d'un ralentissement de la décrue des prix des logements parisiens paraît peu probable.

Le scénario du printemps 2021 ne sera donc pas réédité dans l'immédiat. Pour les auteurs de l'étude,

Sans évolution majeure du contexte économique général, l'arrivée des beaux jours ne devrait pas s'accompagner d'une amélioration notable pour l'immobilier dans la Ville Lumière.

La remontée des taux immobiliers observée depuis quelques semaines ne risque pas d'arranger les choses, d'autant que les taux d'usure pour les prêts longs baissent, menaçant de nombreux ménages d'exclusion du marché du crédit.

Pour alléger leur budget, ces derniers jouent sur l'assurance emprunteur et les charges annexes. Les outils comme les comparateurs d'assurance habitation leur sont d'une aide précieuse pour réaliser des économies substantielles tout en profitant des meilleures conditions.