Dans plusieurs communes françaises, l’effondrement des prix des loyers constitue une des conséquences de la pandémie de coronavirus. À Bordeaux par exemple, il a été évalué à 6,7 %. Le phénomène découle de nombreux facteurs qui ont rendu difficile la recherche de locataire. Ce qui a entraîné une hausse de l’offre par rapport à la demande.

À l'heure actuelle, les propriétaires dans les principales agglomérations françaises peinent à trouver un locataire pour leur logement. Du fait de la conjoncture, le loyer d'un T2 bordelais est passé de 795 euros à 690 euros sur Airbnb. Pour cause, le marché traditionnel s'est vu intégrer en hiver 2020 plusieurs appartements habituellement loués meublés sur la plateforme.

À Amiens ou Annecy, le nombre de ces derniers ont triplé par rapport à 2020, montre le baromètre de Se Loger. À Paris, les biens donnés en location meublée ont même quintuplé. En raison d'un ratio offre/demande élevé, les agences immobilières incitent les bailleurs à réduire leur tarif.


Difficulté à conclure un bail

Cela constituerait l'unique solution pour s'assurer de trouver un preneur. Une situation remarquée sur plusieurs sites tels que PAP (Particulier à Particulier). Dans toute la France, le nombre d'appartements mis en location meublée a connu une augmentation de 24 % au début mai dernier. Dans la capitale, la crue a été de 75 %. Des logements qui d'après Corinne Jolly, la présidente de PAP, restent vacants pendant des mois.

Du côté de Book-a-Flat, qui détient plus de 3?000 biens meublés haut de gamme à Paris, son fondateur a affirmé :

Nos propriétaires, jusqu'ici habitués à trouver un locataire dans les huit jours, mettent plusieurs semaines ou mois et doivent réduire leurs prétentions financières.

Pour le moment, la visibilité sur la durabilité de cette diminution demeure limitée. Pour certains professionnels, un effondrement structurel des prix pourrait survenir après la pandémie. Une prévision dont la réalisation dépendra du maintien ou non des cours à distance par les universités. Notamment ceux des grandes villes. Par conséquent, l'achat de logements étudiants ne procurerait aucun avantage aux investisseurs. Une situation qui se répercutera également sur la filière assurance habitation étudiant.

Conséquence de la crise sanitaire

Par ailleurs, d'autres contextes doivent également être pris en considération dans les projections. Il s'agit notamment de :

  • L'intention de certains citadins de déménager à l'extérieur des grandes métropoles en vue d'un cadre plus paisible ; 
  • La retour relativement rapide de l'activité économique tricolore.

En attendant, la situation profite actuellement aux locataires à la recherche de bien dans une grande ville. Vers le 25 mai 2021, les prix des loyers se sont en effet affaissés. La chute a par exemple été estimée à 6,7 % à Bordeaux, contre 4,5 % à Paris. Une conséquence du bouleversement du marché des locations meublées à cause de la pandémie de Covid-19.

Sur un an, ils ont flambé à cause de l'instabilité dans les voyages et des confinements. À noter que ces derniers ont eu une incidence sur les locations saisonnières d'habitudes proposées sur les sites de type Airbnb.

Dans le détail, celles-ci n'ont trouvé aucun locataire, favorisant ainsi la conversion des biens concernés vers le marché plus classique des locations.