Au cours des vingt ans à venir, les cotisations d’assurance habitation pourraient doubler, voire tripler, d’après le régulateur du secteur. L’origine de cette éventualité réside dans l’amplification des aléas climatiques, à l’instar des épisodes caniculaires et des inondations. Des phénomènes qui causent une hausse des réparations des sinistres pour les assureurs.

Face au dérèglement du climat, le CEO de Luko, Raphaël Vullierme insiste sur la nécessité pour l'habitat de s'y ajuster.

Il préconise ainsi de cesser et de prévenir les constructions sur un sol argileux ou dans des secteurs inondables.

S'agissant des anciennes maisons vulnérables, aucune solution pertinente n'existe, indique le dirigeant de l'assurtech. Le logement lui-même afficherait, d'après lui, un coût moins élevé que celui des chantiers d'amélioration des fondations, entre autres.

Les assureurs finiront par suspendre l'indemnisation des risques relatifs aux aléas climatiques si les sinistres y afférents surviennent trop régulièrement. Touchant 50 % des habitations en France, ces derniers sortiraient en effet du cadre de l'aléatoire.


Une envolée du prix pour assurer un bien

Les dégâts induits par les aléas du climat étaient dans ce contexte estimés en moyenne annuelle à :

  • 4 milliards d'euros entre 2017 et 2021 ;
  • 3 milliards d'euros entre 2000 et 2016 ;
  • 2 milliards d'euros dans les années 1990 ;
  • 1 milliard d'euros durant la décennie 1980.

À l'horizon 2050, la fédération française de l'assurance, France Assureurs, prédit une multiplication par trois de l'addition pour ces sinistres. Les cotisations d'assurance dans leur ensemble augmenteront de ce fait.

Pour trouver l'offre au meilleur rapport prestation/prime, l'on conseille de comparer plusieurs devis assurance habitation.

Le PDG de Luko déclare qu'actuellement, couvrir un bien dans un secteur à risques coûte extrêmement cher. Ces zones se trouvant principalement à proximité des côtes ou dans la partie méridionale de l'Hexagone. Les prix devraient à terme poursuivre leur hausse si le bouleversement du climat s'accentue. Le cofondateur de l'assurtech Acheel, Ralph Ruimy, prévient :

Si nous tarifions les primes en fonction des risques, les prix seraient délirants. Ceux qui sont dans des zones à risques paieront le prix fort.

Un refus de prise en charge d'un logement

Pour les vingtaines d'années à venir, l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) envisage une flambée de 113 à 200 %. La prime moyenne pour une couverture complète pourrait par exemple monter d'ici 2035 de 1 200 à 1 500 euros/an. Ceci pour une maison :

  • Localisée à Royan, une ville de la Charente-Maritime longeant le littoral atlantique tricolore ;
  • D'une superficie de 150 m².

La possibilité pour les assureurs de refuser de protéger l'habitation est également envisageable. Sans les risques climatiques, essentiellement les inondations, la note annuelle s'établit à ce jour à 400 euros.

Les prochaines séries d'épisodes caniculaires pourraient occasionner des dommages importants sur les biens immobiliers. Des événements tels que l'assèchement des sols, les fissures des murs, etc., risquent de dégrader les fondations des maisons. Cette fragilisation entraînerait alors la nécessité de lourds travaux de rénovation payés par :

  • Le CatNat, le régime de dédommagement des catastrophes naturelles ;
  • Les assureurs.

Un expert indique cependant que :

Le problème, c'est que les épisodes caniculaires se multiplient, le phénomène de sécheresse se répète et se répand dans tout le pays, y compris dans des zones qui n'étaient pas touchées auparavant. […]

Les factures s'alourdissent ainsi de manière inévitable et substantiellement, explique-t-il.