Pour ce nouvel épisode du confinement, le gouvernement a la volonté de limiter les retombées négatives, notamment sur la vie économique, en adoptant de nouvelles mesures. Mais alors que le premier confinement aurait dû l’éclairer sur la marche à suivre, l’exécutif semble encore tâtonner, notamment en ce qui concerne le logement qui est une pierre angulaire de l’économie.

Les professionnels de l'immobilier souffrent-ils d'un manque de considération ?

Les mesures prises par le gouvernement pour ce second confinement restent incompréhensibles pour le plus grand nombre. Se voulant plus souple que le premier, ce nouvel arrêt préconise la poursuite des activités jugées « essentielles » et, justement, cette différence de traitement entre les secteurs suscite bien des interrogations.

Parce qu'à priori, le logement semble parti pour une nouvelle paralysie totale, pendant que des commerces comme celui des téléphones portables ou d'alcool sont autorisés à rester ouverts. Il ne s'agit pas de condamner ces autorisations, mais la priorité de l'État soulève des questions.


Déjà, pour la relance prévue après le premier confinement, les professionnels du BTP et de l'immobilier s'étaient étonnés du virage pris par le gouvernement, celui-ci ayant priorisé la rénovation énergétique, mais en occultant par exemple les problèmes rencontrés par les constructeurs et le marché du logement neuf en général.

Cette fois encore, l'immobilier semble être relégué au second plan alors que de ce secteur dépendent de nombreuses activités essentielles à la bonne marche de l'économie, pour ne parler que du marché de l'assurance habitation ou de celui des transactions immobilières (agences, courtiers…).

L'incompréhension des intermédiaires

Pendant le premier confinement, et bien qu'elles aient dû fermer boutique, les agences immobilières n'étaient pas restées inactives.

Elles ont développé des outils numériques censés les aider dans l'accomplissement de leur travail, pas forcément en prévision d'une nouvelle vague de contamination, mais pour le respect des gestes barrières, même une fois l'urgence sanitaire levée.

Elles ont donc mis au point des solutions digitales permettant, entre autres, les visites virtuelles ou encore la conclusion des ventes même en temps de confinement, avec le recours à la signature électronique.

Tout ceci pour dire que les agents et courtiers immobiliers peuvent rester opérationnels pendant cette nouvelle période trouble, mais apparemment, ils font partie des grands oubliés du plan de confinement mis en place par le gouvernement.