Selon les tendances de l’année 2020, une modification de la structure du marché immobilier devrait se produire en 2021. Aussi aperçoit-on une préférence dirigée vers les quartiers excentrés et les anciens appartements. Néanmoins, la crise sanitaire pourrait influer sur cette évolution. Si elle reprend de l’ampleur, d’autres situations peuvent se réaliser.

Pour le secteur immobilier, les spécialistes prévoient différents scénarios en 2021. D'une part, ils craignent une revigoration de l'épidémie de coronavirus pendant la saison hivernale. Ce qui pourrait se répercuter négativement sur le volume des transactions. Compte tenu des mesures adoptées par le gouvernement vers mi-octobre 2020, ce synopsis paraît le plus probable.

D'autre part, un schéma plus optimiste voit un redémarrage économique pour les premiers mois de 2021. Un rétablissement de la confiance des ménages est ainsi attendu. Dans cette deuxième possibilité, les tendances de l'année précédente semblent esquisser une évolution de l'attrait de chaque ville. Ce qui modifierait la répartition actuelle du chiffre d'affaires de l'assurance habitation.


L'année 2020 a été marquée par divers revirements de situation

Le confinement a procuré davantage de temps aux acteurs du secteur pour mieux réfléchir sur leurs projets. De ce fait, une réorganisation du marché a été constatée au niveau des ventes. À ce titre, certaines municipalités à l'instar de Saint-Raphaël ou Cannes enregistrent une stabilisation des tarifs.

De son côté, la Côte d'Azur relève une absence des clients fortunés étrangers. En conséquence, les luxueux biens peinent à trouver preneur. Dans les arrondissements parisiens, le même schéma semble se produire. Selon le président de Propriétés-Privées, un réseau de mandataires immobiliers :

Dans la capitale, les prix ont commencé à refluer, de 2 à 3 % environ.

Selon les données collectées, les offres trouvent de moins en moins d'acheteurs. Aussi, franchir le tarif symbolique de 11?000 euros/m² sera-t-il difficile.

En parallèle, la partie ouest de l'Hexagone subit une forte inflation. C'est entre autres le cas de La Rochelle, Rennes, Angers ou Nantes. Cette dernière totalise notamment une augmentation des prix à hauteur de 6 % par rapport à l'année précédente.

La demande se révèle différente par rapport aux années précédentes

Plusieurs explications peuvent être apportées face à ces retournements de situation entraînant un bouleversement des cotes sur le marché immobilier. À ce titre, on peut citer en premier lieu l'intérêt que montrent les consommateurs aux appartements des années 70. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus prisés grâce à l'espace qu'ils fournissent, leur balcon, etc. Pourtant, ces biens ont auparavant été écartés dans les transactions pour différentes raisons :

  • Leur rénovation requiert la réalisation d'importants travaux?;
  • Ils s'accompagnent de lourdes charges.

En outre, on remarque également une évolution au niveau du choix des localités. Durant les années précédentes, les acheteurs préféraient les résidences au cœur de la ville. Inversement, les communes excentrées aux habitats avec terrain attirent un nombre croissant de clients depuis l'année dernière. Concrètement, l'éloignement ou l'aspect démodé des maisons sont ainsi tolérés.