Fait surprenant au Québec. La filière immobilière garde son dynamisme malgré un contexte non moins particulier. Pour les professionnels du secteur, la situation sera identique en 2021. L’enquête menée auprès de ménages québécois le laisse entendre. Une partie d’entre eux envisagerait de faire l’acquisition d’un bien immobilier dans les prochaines années.

Le secteur immobilier québécois montre une situation exceptionnelle, en cette période marquée par la crise du Covid-19. D'après une étude, l'année 2021 s'annonce sous les meilleurs auspices. Selon elle, le nombre de Québécois qui prévoient de devenir propriétaires est en hausse. Parmi eux, certains feront l'acquisition de leur premier bien immobilier.

Les Québécois sont autant attirés par les logements neufs que par les anciens. Différentes raisons sont avancées pour justifier le choix, notamment le coût et la localisation. Mais quelle que soit l'option privilégiée, le développement des achats permet de soutenir tout un secteur et des filières associées, comme l'assurance habitation.


Plus de la moitié préfèrent les logements anciens

Les résultats annoncés proviennent d'une étude mandatée par quatre entités, à savoir :

  •  L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation ;
  •  La Société d'habitation du Québec ;
  •  Le Fonds immobilier de solidarité FTQ ;
  •  L'Association professionnelle des courtiers immobiliers de Québec.

Il s'agit d'un sondage en ligne mené au cours de l'automne 2020 par l'entreprise Léger. Il a vu la participation de 5 000 personnes.

Il révèle que 68 % des potentiels acheteurs préfèrent un logement existant, alors que les constructions neuves attirent 17 % d'entre eux. Pour les 15 % restants, les deux options sont envisageables.

Le choix pour l'ancien s'explique par la localisation et le coût moins élevé. Quant à la propriété neuve, elle est appréciée pour le peu d'entretien qu'elle demande. À cela s'ajoute la réduction des coûts y afférents. Être le premier occupant constitue également un avantage pour les acheteurs.

Toutefois, comme le fait savoir cette étude, le développement de la revente incite les propriétaires à entreprendre des travaux de rénovation. Ainsi, la moitié d'entre eux seraient prêts à investir jusqu'à 13 000 dollars. Le montant peut aller jusqu'à 16 000 dollars du côté des futurs acquéreurs.


Un choix orienté par la situation de ces derniers mois

Cela dit, l'enquête révèle que l'achat est loin d'être un projet commun à tous les locataires. Certains préfèrent garder ce statut pour éviter les responsabilités qui incombent aux propriétaires, et profiter d'une meilleure flexibilité. Seul le quart des ménages prévoient ainsi d'acheter leur propre maison.

L'étude indique que 22 % des Québécois souhaitent faire l'acquisition d'une propriété dans les cinq prochaines années. Bien que la plupart n'envisagent pas de quitter leur demeure (même avec le développement du télétravail), la pandémie influe naturellement sur leur choix.

Aussi, près de 30 % rêvent d'une plus grande maison. La copropriété est plébiscitée par 14 % des ménages, notamment par les personnes âgées de 55 ans et plus. Deux tiers des foyers préfèrent également une propriété unifamiliale et envisagent d'en acheter d'ici 2025.

Pour résumer, la pandémie ne semble pas avoir diminué l'attrait pour une acquisition immobilière au Québec. Selon les prévisions des professionnels du secteur, ce dynamisme sera maintenu dans les mois qui suivent.