Pour cause de pandémie, rares sont les métiers qui ont pu garantir la continuité de leurs activités. Alors qu’il était en pleine expansion, le marché de la maison connectée a subi un brutal coup de frein. Cet arrêt ne sera pas sans conséquence, financièrement parlant. Au moins sur l’année 2020, le marché de la domotique enregistrera un recul important.

Des stocks suffisants pour amortir le coup

La maison connectée, c’est un ensemble d’éq intelligents, interconnectés entre eux et qui gèrent de nombreuses fonctions, comme le verrouillage des portes et fenêtres, les lumières, les alarmes et même l’ambiance au sein de la maison (musique, télévision…).

Pour l’heure, les usines qui produisent ces équipements sont à l’arrêt à cause du confinement décrété un peu partout dans le monde. Mais les appareils high-tech disponibles sur le marché restent suffisants pour couvrir la demande, dès lors que les consommateurs sont en mesure de s’en procurer.

Mais le recul du marché est inévitable. Un cabinet d’étude britannique s’est penché sur l’impact que pourrait avoir le confinement sur ce marché à peine naissant. 2020 aurait dû être l’année de confirmation, mais le cabinet prévoit une perte d’environ 18 milliards d’euros, suite à la paralysie de l’économie mondiale.

L’impact se fera ressentir différemment selon les pays

Actuellement, les deux plus grands marchés de la domotique sont le marché asiatique et le marché américain.


L’Asie, le premier continent à être infectée par le coronavirus, a dû se confronter à la crise avant les autres. Il est donc normal qu’à l’heure actuelle, l’impact sur le marché soit plus significatif dans cette partie du globe.

7 milliards d’euros de revenus en moins que ce qui était prévu du début d’année, c’est ce que devrait enregistrer le marché asiatique en 2020 d’après le cabinet.

Après le confinement, les consommateurs asiatiques privilégieront les dépenses qui leur paraissent essentielles pour leur maison, l’assurance habitation par exemple. La maison connectée passera au second plan et les consommateurs ne s’y intéresseront de nouveau qu’une fois leur situation financière stabilisée.

Concernant les États-Unis, ils connaitront également une récession dans ce domaine, mais le cabinet d’étude anticipe une conséquence moins lourde. Pour le pays de l’Oncle Sam, le manque à gagner est estimé à 10,6 %.

Il est tout de même important de rappeler que les chiffres communiqués ne sont que des prévisions et qu’ils sont tributaires de l’évolution de la crise sanitaire ainsi que de la durée du confinement.