Y aurait-il moins de constructions immobilières en 2022 ? Tout porte à croire que oui, au vu des chiffres communiqués par la Fédération française des bâtiments. Selon cette dernière, le nombre de permis de construire délivré, qui a déjà entamé sa décrue, va poursuivre la même trajectoire cette année, notamment à cause de la flambée des prix des matériaux de construction.

Une évolution en dents de scie

En réalité, le marché de l'immobilier neuf affichait déjà des signes de faiblesse bien avant l'arrivée de la pandémie de covid-19. Depuis 2018, les professionnels du bâtiment n'ont cessé d'alerter les autorités quant aux risques de ralentissement du secteur.

Leurs prévisions semblaient tombées juste puisque le marché a entamé une dégringolade. Les professionnels attribuaient cette situation à la lenteur dont faisaient preuve les mairies dans la délivrance des permis de construire.

Puis, au plus fort de la crise sanitaire en 2020, le confinement a été imposé, ce qui avait mis un coup d'arrêt brutal aux chantiers.


Un an plus tard, le marché a enfin repris son souffle, porté par des acheteurs qui manifestent un engouement certain pour les maisons individuelles et, par extension, pour les nouvelles constructions.

Par contre, les habitations collectives continuent de perdre du terrain. Il faut dire que la demande n'est pas vraiment au rendez-vous. Les ménages ne semblaient pas avoir gardé un très bon souvenir de leur appartement durant l'épreuve du confinement.

De nouvelles contraintes

Malheureusement, la Fédération française du bâtiment (FFB) ne fait pas preuve d'un grand optimisme quant à la poursuite de l'embellie dans le secteur du logement neuf.

En effet, les acheteurs qui devaient seulement se préoccuper de demander un devis assurance habitation devront surement aussi revoir leur budget à la hausse, notamment à cause de l'augmentation des coûts des matériaux, ainsi que ceux de l'énergie. S'ajoute à cela le manque de terrains constructibles, les professionnels du bâtiment s'étant engagés à limiter autant que possible l'artificialisation du sol.

D'ailleurs, ce dernier point est notifié dans la RE2020 (Règlementation environnementale), laquelle est entrée en vigueur au début de cette année.