Certains acteurs profitent de la digitalisation du secteur de l’assurance pour proposer des services permettant de se démarquer de la concurrence. Tel est le cas de Luko qui a déjà réussi à attirer des dizaines des milliers d’usagers jusque-là. La jeune pousse projette de devenir un assureur de renom en matière d’habitation.

Prenant exemple sur la banque mobile allemande N26, Luko veut devenir une référence européenne dans le domaine de l’assurance habitation. D’ailleurs, cette année, la start-up compte desservir dans deux autres pays. Sa stratégie ? Redonner au service tout son sens en misant sur la transparence et la rapidité.

Il reste à savoir si l’Assurtech parviendra à atteindre ses objectifs. En tout cas, elle a conquis ses clients via le bouche-à-oreille, mais aussi grâce aux réseaux sociaux. Les publicités réalisées dans les métros des grandes villes, tout comme les partenariats avec des acteurs bancaires et de l’immobilier ont aussi payé. Les collaborations sont en effet à l’origine de 40 % des ouvertures de comptes.

Un modèle de gouvernance qui prône la transparence et les valeurs mutualistes

La jeune pousse Luko se veut avant tout transparente avec les clients. Par exemple, les données collectées auprès de ces derniers ne sont ni exploitées ni commercialisées. Autre détail qui caractérise le modèle bâti : le bien commun. Certifiée B Corp, la start-up a un impact sociétal positif et répond aux exigences d’ordre environnemental.


Par ailleurs, 30 % des primes d’assurance collectées servent à rémunérer les porteurs de risques et les collaborateurs. L’argent qui reste (après avoir dédommagé les clients) est redistribué à des associations. Son dirigeant, Raphaël Vullierme, tient toutefois à souligner ce qui distingue Luko des groupes mutualistes :

On revient au principe de base de la mutualité, sans les problèmes de gouvernance, car les mutuelles sont devenues de grandes bureaucraties aux coûts de gestion très élevés. Le statut B Corp associe un but lucratif – pour que le modèle fonctionne, il faut une taille critique –, et un objectif d’impact.

Rapidité et praticité pour séduire les cibles

Pour optimiser l’expérience client, Luko a recours aux objets connectés et digitalise ses procédures. En utilisant leur appareil mobile, les consommateurs peuvent contracter une couverture pour leur maison en seulement deux minutes.

Concernant la démarche d’indemnisation, Raphaël Vullierme affirme que la jeune pousse est deux à cinq fois plus réactive que ses concurrents, qui peuvent prendre jusqu’à trois semaines pour dédommager un client. Elle ambitionne d’ailleurs de traiter 40 % des sinistres en deux heures. Il est surtout question des cas les plus récurrents comme les tentatives d’effraction, les dégâts des eaux, etc.

Pour gérer les sinistres, Luko collabore avec des spécialistes indépendants qui font preuve de proactivité. Raphaël Vullierme avoue toutefois :

Tous ne vont pas aussi vite que nous. Dans la gestion de sinistres, tout est à faire.

De ce fait, l’Assurtech s’efforce de ne pas solliciter fréquemment ces experts.