Une récente enquête réalisée par l’Union nationale des propriétaires immobiliers révèle que la taxe foncière des Français a enregistré une hausse de 31,4 % sur la période 2009-2019. Elle souligne cependant des écarts importants d’une commune à l’autre, bien que toutes doivent compenser le manque à gagner engendré par la suppression de la taxe d’habitation.

Un bond de 31,4 % de la taxe foncière en 10 ans

Le début de l'automne est une période difficile pour les Français sur le plan financier. En plus de la rentrée scolaire, c'est le moment de payer les impôts :

  • l'impôt sur le revenu, 
  • les charges sociales, 
  • mais également la taxe foncière.

Pour l'exercice 2020, la date de prélèvement de cette taxe a été fixée au 26 octobre.

Le Parisien a publié les résultats de l'analyse menée par l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) concernant son évolution sur 10 ans jusqu'en 2019. Ainsi, cette taxe due par les contribuables propriétaires de leur résidence principale aurait connu une croissance de 31,4 % depuis 2009.


S'ajoutant à l'assurance habitation obligatoire pour tous, elle pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages.

Une hausse pour compenser la suppression de la taxe d'habitation

Autre enseignement de l'étude, le taux de progression a été limité à 12,1 % au cours des 5 dernières années, montrant ainsi un certain ralentissement.

Selon certains professionnels, la revalorisation continue de la TF pourrait être

Une conséquence de la multiplication des petites taxes destinées à compenser l'impact de la disparition de la taxe d'habitation sur les ressources des communes.

Pour 2020, Christophe Demerson, président de l'UNPI, note

Une stabilisation, probablement liée aux élections municipales.

En revanche, avec la crise sanitaire et économique, dont les conséquences sur le long terme restent incertaines, il redoute une « reprise du mouvement ascendant ».

De fortes disparités selon les communes

Selon les données de l'UNPI, sur la période, les habitants de certaines villes ont été pénalisés par une fiscalité plus sévère.

En matière d'envolée de la taxe foncière, Saint-Denis remporte la palme avec +43,13 %.

Le top 3 est complété par Nantes (+38,48 %) et Lille (+37,26 %), qui devancent entre autres Dijon (+33,94 %).

Ailleurs, au contraire, la hausse est relativement faible, comme à Caen, où le montant de la taxe foncière payée en 2019 n'a été que de 12,03 % à son niveau de 2009. De même, les Grenoblois et les Montpelliérains, avec respectivement 14,31 % et 16,36 % d'augmentation, s'en sortent relativement bien.