L’année prochaine, une revalorisation à hauteur de 3,4 % est prévue concernant le calcul de la taxe foncière. En cause l’inflation qui apparaît à nouveau. À Nantes, un alourdissement plus important, aux alentours de 9 %, est même en vue. Pourtant, depuis 2010, cet impôt est resté stable dans la ville.

En 2022, la revalorisation des valeurs locatives touchera les contribuables sujets à la taxe d'habitation. Tant les résidences principales que les résidences secondaires seront concernées. Comparée à 2020, les ménages qui paient cet impôt ont bénéficié d'un rabais de 30 % cette année. En 2022, et toujours par rapport à 2020, ils profiteront de 65 % de réduction. La taxe d'habitation de l'année prochaine sera donc en principe abaissée d'environ 50 % comparée à celle de 2021. Le tout alors que les taux de prélèvement sont équivalents. Cependant, la diminution réelle sera restreinte à 48 % du fait de la revalorisation prévue.


Progression sensible de l'IPCH en novembre 2021

À noter que pour novembre 2021, l'Insee relève 3,4 % d'augmentation sur l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Une valeur résultant de l'inflation et que l'institut avait déjà anticipée au début du mois dans son chiffre provisoire. Dans ce cadre, l'on rappellera que la valeur locative cadastrale détermine celle de la taxe foncière. Le Code général des impôts base depuis 2018 la revalorisation pour l'année en fonction de l'IPCH de novembre, par glissement annuel.

Dès lors, les bases imposables seront également redressées de 3,4 %. Un fait que les propriétaires de biens immobiliers devront prendre en compte. Néanmoins, ils pourront modérer leurs dépenses face à la hausse considérable de la taxe foncière en 2022. Dans cette optique, comparer plusieurs devis assurance habitation avant d'en contracter une est envisageable.

Dans ce contexte, une chute concomitante des taux pratiqués par les collectivités empêcherait une augmentation de ces impôts locaux.

Une hausse de 9 % à Nantes

Pour calculer la taxe foncière, les responsables se servent en effet de la valeur locative cadastrale. Après abattement, ils lui appliquent les taux fixés par les :

  • Départements ;
  • Intercommunalités ;
  • Communes.

Cependant, la probabilité que les élus locaux affaiblissent les taux d'imposition semble minime dans un contexte budgétaire à forte tension. Certains pourraient même envisager de prendre une décision contraire. Ceci en initiant un alourdissement au-delà de 3,4 % de la taxe foncière. À ce propos, la municipalité nantaise a récemment voté une évolution autour de +9 % de celle-ci. Une hausse qui s'avère inédite depuis 2010. D'après la mairie, celle-ci entraînera au niveau de chaque foyer un débours supplémentaire de 7 à 8 euros mensuels.

La principale raison ayant poussé la ville dans cette voie réside dans le rétablissement de la balance financière de la commune. Pour information, ces derniers ont été considérablement impactés par la pandémie de Covid. À cela s'ajoute un projet d'investissement de 690 millions d'euros au cours des cinq prochaines années.