Comme l’an passé, le ministère de la Transition écologique évalue cette année le taux d’inoccupation des Habitations à loyer modéré (HLM). Toutes les régions de France sont étudiées, qu’il s’agisse de départements et régions d’outre-mer (DROM) ou de zones localisées en Métropole. Il en ressort justement des disparités entre les différentes régions, y compris en termes de taux de vacance.

Parmi les préoccupations des pouvoirs publics comptent l'accès au logement, notamment à l'égard des personnes les plus mal logées. Mais quel est justement le niveau d'occupation du parc locatif dans l'Hexagone ?

En se référant aux chiffres publiés par le ministère du Logement, 9,3 % de l'ensemble des HLM sont habités au 1er janvier 2019. Cela signifie que près de 140 000 HLM ne sont pas occupés.

À cette date, les logements sociaux totalisent 5 089 800 unités. Ce qui fait qu'en l'espace d'un an, le nombre d'appartements sociaux a augmenté de 86 300 unités. Les professionnels de l'assurance habitation profitent en tout cas de cette hausse.


Certains marchés demeurent plus tendus que d'autres

D'après le ministre de la Cohésion des territoires, la région francilienne est celle qui recense le plus de logements sociaux. Sur les 110 000 autorisations de construction enregistrées chaque année à l'échelle nationale, 30 000 agréments concernent l'Île-de-France.

Or, c'est également l'une des zones géographiques où le taux de vacance des HLM (2,1 % en 2019) construits demeure le moins important. Mais les Hauts-de-France se trouvent en tête de classement avec un taux de 1,9 %.

L'explication réside dans le fait qu'il s'agit de marchés particulièrement dynamiques. La situation est telle que même la recherche de logements sociaux devient difficile, selon toujours le ministère en question. Le même phénomène est-il observé à Mayotte, sachant que le nombre d'HLM enregistrés en 2019 s'avère nul sur les 300 appartements relevés ?

Le taux de vacance est significatif dans certaines régions

Mais les logements ne restent pas longtemps sans occupants. L'étude menée par le ministère de la Transition écologique montre effectivement que 50 % des logements sociaux ne restent pas inoccupés pendant plus de 3 mois. Dans le détail, le taux de vacance des bâtiments concernés s'élève à 1,4 %. Cette proportion implique un léger recul comparé à l'an passé (1,5 %).


Si les logements ne restent pas très longtemps inhabités dans les zones tendues, la situation pourrait être différente dans certaines régions comme le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. Les taux d'inoccupation des HLM sont respectivement portés à 4,2 % et à 5,2 %.

Le niveau de vacance dépasse aussi la moyenne nationale (2,8 %) en Auvergne-Rhône-Alpes, avec un taux de 3,2 % en 2019. Cela représente plus de 17 000 logements, ce qui hisse la région en quatrième position en France métropolitaine.