Les jeunes accordent une place importante aux loisirs qui contribuent d’ailleurs à leur développement. Toutefois, ce n’est pas le cas pour bon nombre d’étudiants qui, suivant leur parcours universitaire loin de leur famille, doivent faire quelques concessions pour pouvoir se loger décemment. S’il existe plusieurs possibilités de locations, le dossier doit être convaincant si l’on veut être choisi par le propriétaire de l’habitat.

La fin du lycée est un tournant décisif dans la vie de chacun. Et de nombreux changements sont attendus en intégrant l’université, mais le plus marquant est la tangibilité de l’indépendance. Ne serait-ce que de devoir déménager dans une ville, éloignée du cocon familial, pour poursuivre les études, comme c’est le cas de la majorité des étudiants.

Cependant, force est de constater que l’émancipation rime souvent avec une plus grande fragilité économique. Surtout si l’on considère les difficultés de ces jeunes à trouver un logement convenable, à moins de disposer des moyens - notamment financiers – pour rassurer le propriétaire ou le bailleur.

À savoir, leur résidence coûte aujourd’hui la moitié du budget d’un universitaire sur deux.


Les différents modes de location

Le logement idéal pour un étudiant est celui qui lui coûte moins cher et qui s’accompagne, de surcroît, de certains services. Un foyer dédié ou une résidence universitaire, dont les chambres sont accessibles dès 200 euros par mois, répondent à ces critères quoique le nombre de places y soit plafonné. La deuxième privilégie les élèves boursiers.

La location d’une chambre chez un résident de la ville est aussi une alternative intéressante pour économiser au niveau du loyer, coûtant en moyenne 333 euros, tout comme la colocation.

Sauf que ces deux solutions semblent être encore quelque peu marginalisées. En effet, elles n’attirent respectivement que 2 et 13%.

Le parc privé, dont la durée du bail est généralement de neuf mois, tient la première place dans le palmarès, selon la plateforme d’aide au logement ImmoJeune. En effet, 42% des étudiants le choisissent, et ce, en dépit de leurs tarifs élevés, notamment pour les logements situés dans les grandes villes.

La location d’un studio dans une résidence étudiante se trouve en deuxième position. Comprenant des services associés tels que petite restauration, ménage et accès à une laverie, mais avec un loyer également onéreux, elle séduit un tiers des universitaires.

Tout porte à croire que le loyer constitue le premier poste de dépenses de ces derniers. La FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) le confirme d’ailleurs avec les 646 euros par mois dépensés en moyenne en Île-de-France pour 30 mètres carrés au maximum (483 euros en région). À William Vieillard, directeur général d’ImmoJeune

« Pour un étudiant sur deux, le logement représente actuellement 50 % de son budget alors que son souhait serait certainement de consacrer plus de moyens à ses loisirs ».

De nombreux soutiens disponibles

Si la Caisse d’allocations familiales permet à ces jeunes de bénéficier d’une APL (aide personnalisée au logement) allant jusqu’à 295 euros par mois, l’on doit encore prévoir le coût de l’assurance habitation. Sans oublier le dépôt de garantie qui s’ajoute encore au budget.


Sur ce point, il faut dire que les propriétaires ont à cœur la solvabilité et le sérieux des candidats locataires, qui se reposent sur les revenus de leurs parents. Il arrive même que les bailleurs réclament auprès de ces derniers la preuve d’un revenu régulier s’élevant à trois, voire quatre fois plus que le montant du loyer avant d’accepter la demande de location.

Deux solutions peuvent être envisagées en cas de difficulté à payer la caution. La première s’agit d'un recours à l’avance Loca-Pass déployée par Action Logement qui, plafonnée à 1 200 euros, est remboursable sans aucun intérêt pendant les 25 prochains mois qui suivent le prêt.

La seconde est de souscrire à la garantie Visale qui portera garant à la place des parents. De fait, ce dispositif couvre les loyers à hauteur de 1 300 à 1 500 euros par mois.

En parlant de garantie, il existe aujourd’hui plusieurs établissements privés à même de le fournir, notamment la Startup Garantme et la filiale de CNP Assurances, Youse. Si le fonctionnement est simple, le service est en revanche payant. En effet, une somme de 350 à 450 euros est requise tous les ans pour un loyer mensuel de 1 000 euros.