Le constat est alarmant. Alors que l’État mène une vaste campagne de sensibilisation contre la violence en milieu scolaire, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que 20 à 30 incidents graves sont recensés chaque jour. L’exécutif promet une plus grande transparence sur les données, avec une publication des chiffres département par département.

Une évaluation de chaque établissement à problème

Alors que les offres d’assurance scolaire incluent de plus en plus le soutien psychologique pour faire face au nombre croissant de cas de violences scolaires, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé une série de mesures pour faire face à ce problème de société.

Dans un entretien accordé à un grand quotidien à la suite de l’assassinat d’un élève de 15 ans en Seine-Saint-Denis, il a notamment annoncé

« La publication des chiffres pour une plus grande transparence ».

Des inspecteurs seront par ailleurs envoyés dans les établissements qui font face à cette difficulté.

Le nombre d’incidents violents tend à augmenter dans les collèges et les lycées. Les insultes, mais aussi les rixes entre élèves sont ainsi en progression, mais une hausse des agressions à l’encontre du corps enseignant est également constatée. À Taverny, à Bordeaux, mais aussi en Guyane, les enseignants ont exercé leur droit de retrait pour manifester leur crainte.

Des dispositifs relais pour les élèves violents

Dans le cadre de la mise en application du plan violence, des dispositifs relais seront mis en place pour accueillir les élèves qui sont considérés comme hautement perturbateurs. Le nombre de jeunes qui appartiennent à cette catégorie est estimé à environ 1500.

Le consentement de l’élève concerné et des parents est nécessaire pour faire partie de ce plan de réinsertion. Une responsabilisation des parents est également mise en place à travers des protocoles d’accompagnement.

Les dispositifs relais ont déjà prouvé leur efficacité pour de nombreux élèves qui ont décroché du système scolaire traditionnel alors même qu’ils appartiennent à la tranche d’âge soumise à l’obligation de scolarisation. Des classes dédiées ont été créées dès 1998, suivies par l’ouverture d’ateliers en 2003 et d’internats en 2013.