Les acteurs engagés dans le développement des mobilités douces veulent faire du vélo un moyen de transport privilégié. C’est l’une des grandes lignes mises en exergue par ces derniers qui ont profité des 3e Rencontres régionales du vélo qui se sont récemment déroulées au Parc du Marquenterre de la Région Hauts-de-France pour mettre en avant cet ambitieux objectif.

Pour des raisons notamment liées à la pollution de l'air et au réchauffement climatique, l'usage des mobilités douces a tendance à gagner du terrain dans l'Hexagone.

Dans le lot, la bicyclette se dresse en tête de liste des moyens de déplacement les plus plébiscités par les Français expliquant par la même occasion la croissance des nouvelles souscriptions à une assurance vélo.

En effet, il s'agit là d'un moyen de transport privilégié et qui est bien parti pour renforcer sa notoriété. Du moins, dans la Région Hauts-de-France selon les objectifs des acteurs engagés mettant en avant les éléments qui devraient lui servir de leviers.


Un moyen de transport privilégié

Selon les dernières données, le vélo a déjà obtenu son ticket pour se dresser en tête de liste des moyens de transport privilégiés des Français. Pour le dire, il suffit de prendre en compte le fait que par rapport aux autres catégories de mobilité, la bicyclette est celle qui a attiré le plus grand nombre d'acheteurs en 2021 avec 2,7 millions à son actif. Soit, à un niveau relativement élevé une fois comparé à celui des :

  • Trottinettes électriques à 1,8 million ;
  • Voitures neuves à 1,65 million.

Ainsi, le vélo est de plus en plus plébiscité par les Français qui sont d'ailleurs plus nombreux à prendre les pédales avec une part élevée à 28% sur la période de 2019 à 2021. Plus encore, ils sont désormais 27% à emprunter les pistes cyclables lors de leurs déplacements d'autant qu'en parallèle, les modèles de fabrication français ont également le vent en poupe.

La preuve, le nombre de vélos made in France était élevé à 800 000 en 2021, alors que la saison précédente, ce nombre était encore limité à 660 000.

Des mesures pour renforcer sa notoriété

Il va sans dire que le vélo a gagné son ticket pour faire partie du quotidien des Français. Et il le sera davantage dans la Région Hauts-de-France depuis que des mesures ont été prises pour renforcer sa notoriété. Du moins, comme l'avaient annoncé les acteurs engagés dans le développement des mobilités douces profitant des 3e Rencontres régionales du vélo pour dévoiler les stratégies adoptées pour y parvenir.

En ce sens, le gros du travail se fait remarquer du côté de la Région qui a apporté son aide en mettant sur pieds des dispositifs qui devraient accélérer les choses dans le cadre de la Loi d'orientation des mobilités. Ce, en faisant allusion au SR3V (Schéma régional des vélos routes voies vertes) qui prévoit entre autres l'aménagement de :

  • 840 kilomètres d'Eurovélo ;
  • 3 170 kilomètres de véloroutes.

Concernant l'Eurovélo, les travaux sont actuellement achevés à hauteur de 69% contre 43% pour les véloroutes. À Franck Dhersin d'en expliquer l'objectif :

Le vélo est un point d'accroche et un vecteur d'attractivité parmi les nombreux atouts de notre région, il doit être source de retombées économiques, touristiques et créateur d'emplois.

Ce vice-président de la région en charge des Mobilités, des infrastructures de transport et des ports a même souhaité que :

Le vélo soit un mode de transport adapté aux usagers, et adopté par tous.

Et que :

L'accès à la mobilité pour tous, la lutte contre l'enclavement, la solidarité, la santé, l'accès à l'emploi, l'optimisation des infrastructures, la décongestion et la lutte contre le réchauffement climatique.

C'est pourquoi une nouvelle politique de financement des infrastructures cyclables a été adoptée par la Région en 2021 en se fixant pour objectif de :

  • Mettre l'accent sur la sécurité, la qualité et l'excellence environnementale ;
  • Créer un dispositif « dernier kilomètre » visant à relier les réseaux aux gares, lycées, sites touristiques d'importance et les zones d'emploi à proximité.