Les acteurs du tourisme en France souhaitent éviter une année blanche. Ils aimeraient réaliser au moins une partie de leur chiffre d’affaires pendant les fêtes de fin d’année. Selon eux, le secteur est capable de s’adapter. D’ailleurs, il existe bel et bien des solutions pour relancer la filière, à l’instar des corridors sanitaires.

Le secteur du tourisme et du voyage subit directement les conséquences de la crise sanitaire. Les opérateurs font face à une baisse des demandes de la part des clients. Et ce, malgré les possibilités qu'offre une assurance voyage. Ils espèrent néanmoins rattraper une partie des pertes subies.

Les fêtes de fin d'année sont pour eux l'occasion d'organiser une relance. L'objectif est de permettre aux Français de voyager et de retrouver leurs proches. Le président du Conseil des distributeurs de voyages chez Entreprises du Voyage et le directeur général de FlixBus France avancent les solutions pour y parvenir. Il s'agit respectivement de Jean-Gabriel Audebert-Lasrochas et d'Yvan Lefranc-Morin.


Les tests rapides et les corridors sanitaires comme alternatives

Cela fait 9 mois que le secteur du tourisme et du voyage est quasiment à l'arrêt. La situation peut toutefois ne pas se prolonger, selon les acteurs de la filière. Ces derniers suggèrent la réalisation de dépistages rapides dans les gares routières les plus fréquentées et les lieux multimodaux. Pour l'heure, ils se font uniquement dans les gares ferroviaires et les aéroports.

La mise en place de corridors sanitaires au niveau européen constitue une autre alternative. Dès lors, les voyageurs sont soumis à des règles communes une fois en dehors des frontières nationales.

Un soutien financier est aussi nécessaire. Il faut notamment venir en aide aux entreprises privées, qui doivent mettre en place des mesures et des équipements sanitaires. En effet, dans la plupart des cas, ces dépenses ne sont pas répercutées sur le tarif proposé aux clients finaux.

Des professionnels prêts à s'engager pour la sécurité de leurs clients

Pour les acteurs du secteur, il est essentiel de trouver une solution pour une reprise avant la fin de l'année. Selon eux, il est tout à fait possible de s'adapter aux mesures imposées pour garantir la sécurité de leurs clients. En témoignent les initiatives entreprises au printemps dernier.


Les professionnels n'ont pas hésité à revoir leurs offres. Ils ont même supprimé certaines d'entre elles, afin de s'aligner sur les recommandations gouvernementales. Ils se sont également investis pour la mise en place des règles sanitaires. Ils veillent en outre à ce que les voyageurs les appliquent. L'objectif étant de minimiser les conséquences sur les clients et sur l'emploi.

Dans ces conditions, Jean-Gabriel Audebert-Lasrochas et Yvan Lefranc-Morin appellent à une action de la part des acteurs concernés. Une reprise avec le dernier mois de l'année aurait un effet bénéfique sur la filière.

Une contribution essentielle à la réduction des émissions polluantes

La situation étant critique, la reprise est indispensable. À noter que ce secteur contribue à plus de 7 % au PIB national, et 10 % au niveau européen. Par ailleurs, il faut savoir que l'enjeu n'est pas seulement économique. Le secteur du tourisme et du voyage a également un rôle à jouer dans l'atteinte des objectifs environnementaux que l'État s'est fixé.

En effet, le transport collectif terrestre réduit l'utilisation des voitures individuelles. Il permet tous les ans à des dizaines de millions de voyageurs de se déplacer. Cela, en réduisant la part des émissions de gaz à effet de serre du secteur. Mais à l'heure actuelle, le transport individuel est l'unique solution pour les voyageurs.