Le tourisme fait partie des secteurs d’activité qui ont le plus pâti de la crise sanitaire mondiale. Les voyagistes s’interrogent ainsi sur les perspectives de reprise d’activités après le confinement dont l’issue reste encore incertaine. Pour pouvoir tirer leur épingle du jeu et réussir leur rentrée, ils devront redoubler d’efforts afin de mettre en confiance les clients et les conquérir.

Une reprise lente et graduelle

D'après Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage,

Un effondrement de plus de la moitié de leur activité est attendu pour cette année. La plus optimiste des prévisions pour atteindre le niveau d'avant la crise est estimée au mois d'octobre 2021.
Déjà, les quelques réservations de vacances estivales ont été repoussées en automne,

A déclaré Jean-François Rial, numéro un du groupe Voyageurs du Monde. Certainement, les voyageurs ont écouté les recommandations du secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, qui les avait encouragés à attendre avant d'organiser leurs déplacements.

Les acteurs du secteur sont conscients de la difficulté de la reprise dans la mesure où les contraintes sanitaires ne disparaîtront pas rapidement.

Comme toutes les chaînes du marché (agences de voyages, hôteliers, restaurateurs, transporteurs) sont paralysées, la relance sera graduelle et dépendra de nombreux facteurs,

Analyse de son côté Guillaume Linton, PDG du tour-opérateur Asia.

Le tourisme de proximité privilégié

Jean-Pierre Mas espère quand même que la saison estivale ne sera pas totalement compromise puisque les Français auront envie de revivre et de respirer après le confinement.


Concernant les destinations, la proximité va de pair avec la sécurité au lendemain de plusieurs mois de confinement. Les professionnels du secteur du tourisme misent ainsi sur la clientèle locale pour rebondir.

Le tour-opérateur Asia, par exemple, prévoit d'organiser des voyages dans l'Hexagone alors qu'il est spécialisé dans les voyages en Asie.

Un défi psychologique

L'aspect psychologique est aussi à prendre en compte dans la relance des voyages.

Crise sanitaire oblige, le voyageur aura toujours un doute ou une suspicion de contagion qui le contraindra à ajourner ses vacances.

Ainsi, la tendance sera d'abord de ne pas voyager trop loin et puis petit à petit de se lancer dans les déplacements longues distances.

Mais parmi les précautions à prendre avant de partir, la souscription d'une assurance voyage est à privilégier.