Les projets de développement de voitures autonomes se multiplient et commencent à présenter des résultats concrets dans le monde entier. Face à cette innovation technologique, il devient de plus en plus urgent de régler les imbroglios juridiques autour de ces véhicules, au niveau des assureurs et des collectivités. Ils représentent en effet les modèles du futur.

À l’ère du Big Data, du Cloud et de la Blockchain, le secteur assurantiel traverse une période charnière de son histoire. Les assureurs devront s’adapter à de nombreuses innovations telles que l’intelligence artificielle, les voitures autonomes, etc. Cette accélération des progrès technologiques marque également le changement des attentes des consommateurs. Ils veulent désormais des services exhaustifs et instantanés.

Par ailleurs, les professionnels devront trouver un juste milieu entre la simplicité et le simplisme, le ludique et l’enfantin, la personnalisation et la protection de la vie privée… Dans ce contexte, les véhicules autonomes soulèvent encore de nombreuses problématiques dans le secteur, sur le plan technique et juridique.


Une fidélisation basée sur la personnalisation

Avec l’émergence des nouvelles technologies et des mobilités alternatives, les consommateurs deviennent au fur et à mesure plus exigeants. Les usagers, constitués essentiellement de citadins, sont en permanence exposés à l’innovation technologique. Ils sont donc plus avertis en ce qui concerne l’expérience client.

Ainsi, ce nouveau profil de clients ne peut plus se contenter d’une offre assurantielle classique. Ils souhaitent avoir accès à un service numérique, plus intuitif et personnalisé. C’est ainsi que certains segments comme la santé sont actuellement chamboulés par de nouveaux acteurs qui redéfinissent complètement le mode de commercialisation de ce type de contrats.

Dans ce contexte, les professionnels du secteur doivent désormais accorder plus de flexibilité et de facilités aux usagers tout en leur fournissant un service d’excellente qualité. Ils pourront ainsi fidéliser davantage leur clientèle en personnalisant autant que possible l’offre. Inspiré par les Assurtech, cette nouvelle politique devrait être promue dans tout le secteur.

En somme, les progrès technologiques et les offres des acteurs de la Tech incitent les acteurs du secteur assurantiel à revoir en profondeur leur business model. Ce changement de stratégie se traduit notamment par le développement d’écosystèmes personnalisés et innovants. Seule cette formule permettra de fidéliser des clients plus exigeants et surtout plus volatiles.


Un changement accéléré par le développement des voitures autonomes

Eu égard à l’évolution de l’industrie automobile, le secteur de l’assurance doit ainsi passer par des phases de transformations majeures. À titre illustratif, les voitures autonomes sont sur le point de débarquer sur les routes françaises. La ville de Rouen, par exemple, a lancé des projets dans le domaine en juin de l’année dernière.

Outre-Atlantique, les changements sont plus marqués. Uber a notamment repris ses tests sur route fin 2018. Au même moment, la filiale d’Alphabet, Waymo, a mis en place un nouveau service de transport sans pilote à Phoenix. De son côté, Tesla a annoncé en avril que ses modèles peuvent désormais circuler quasiment tous seuls en autopilote.

Dans ce contexte mettant en avant l’innovation, les assureurs commencent alors leurs petites révolutions, notamment en adoptant des tarifs dynamiques au lieu de primes fixes. Ils tendent par ailleurs à personnaliser au maximum leurs services.

Cela dit, malgré l’apparition de ces formules de paiement à la carte, les véhicules sans chauffeur exigent actuellement une redéfinition des règles dans le secteur assurantiel.

Toutefois, l’absence de conducteur sur ce type de voitures soulève de nombreuses problématiques en matière de responsabilité. En cas d’accident, faut-il engager la responsabilité du constructeur, celle du fournisseur de logiciel de conduite du véhicule autonome ou celle du passager ?