Bien qu’ils soient connus pour leurs rendements moindres, les fonds en euros restent plébiscités par les contractants en assurance vie, en grande partie en raison de la sécurité qu’ils apportent. Cette situation est loin d’être idéale pour les compagnies d’assurance, lesquelles cherchent aujourd’hui à inciter leurs clients à prendre plus de risques et opter davantage pour les unités de comptes.

Des mesures expéditives pour mettre fin à l’excès de prudence des épargnants

Aujourd’hui, 80 % des sommes versées pour la souscription d’une assurance vie sont placées sur des fonds en euros. Des chiffres qui prouvent l’attachement des épargnants pour ce type de placement.

Mais les compagnies d’assurance perdent en rentabilité à cause de la conjoncture et notamment de la proportion moindre des placements en unités de comptes et des taux négatifs.

Comme elles n’ont pas d’emprise sur les taux OAT, elles ne peuvent compter que sur une éventuelle augmentation du volume des placements en unités de compte pour redresser la barre.

Certains assureurs ont ainsi décidé de revoir à la hausse les frais d’entrées pour les fonds en euros. Jusqu’ici, les tarifs proposés étaient assez dissuasifs, 5 % du montant total pour certains, mais les frais effectivement appliqués étaient bien en deçà de ceux affichés.

L’augmentation des tarifs est inévitable

Cette fois, la donne est différente parce que les assureurs semblent bien décidés à mettre en vigueur le tarif majoré.

Ainsi, Aviva dit réclamer désormais au moins 2 % de frais d’entrée pour toute souscription inférieure à 100 000 euros et dont 30 % ou moins sont assignés à des unités de compte.

Aviva va même plus loin en refusant les contrats à plus de 100 000 euros et dont les placements en unités de compte ne représentent que 30 % ou moins.

D’autres compagnies d’assurance devraient suivre le mouvement d’ici quelque temps.

Un autre moyen efficace pour inciter l’épargnant à investir dans les unités de comptes

Une stratégie est déjà assez répandue au sein des compagnies d’assurance spécialisée en assurance vie.

Il consiste à définir comme condition d’entrée l’investissement dans les unités de compte d’une partie de la somme placée.

Les fonds en euros « nouvelle génération » se basent sur ce principe, mais ce dernier est aujourd’hui aussi appliqué sur les fonds en euros classiques.