Le vélotaf, un néologisme composé des mots « vélo » et « taf » et qui signifie « se rendre au travail à bicyclette », fait de plus en plus d’adeptes à Caen. Un responsable de l’établissement François-Baclesse, l’un des vingt centres régionaux de lutte contre le cancer dans l’Hexagone, l’atteste. D’après ses explications, beaucoup d’employés choisissent désormais de pédaler pour rejoindre le lieu de travail. Leur nombre a bondi de +25 % en un an. Certains ont même opté pour des modèles cargo pour pouvoir transporter leurs enfants avec eux.

Le vélo, un mode de transport aux multiples avantages

La multiplication des pistes cyclables et des voies douces qui s'est généralisée un peu partout dans la région de la Normandie est également à l'origine de cette tendance.

Sabine Noal, médecin-chef de service au centre, confie :

Avant, je n'ai plus voulu emmener mes enfants à vélo puisque la route me semblait assez dangereuse pour les jeunes cyclistes. Mais aujourd'hui, avec le développement des pistes cyclables, le trajet me paraît plus sûr.

Depuis, elle effectue quotidiennement 10 km (trajet aller-retour) pour déposer ses enfants avant d'aller travailler.

D'après toujours ses explications,

Elle n'est plus confrontée aux problèmes de bouchon et de parking.

Se déplacer à vélo lui permet aussi de faire du sport tout en diminuant son empreinte carbone.


À noter qu'il est important de souscrire une assurance vélo pour bénéficier d'une couverture en cas de vol et d'une assistance en cas de panne.

Toutefois, une question subsiste : ce nouveau mode de transport est-il dédié uniquement aux courts trajets avec l'assistance électrique en prime ? La réponse est non.

Pierre-Yves Landes, ingénieur au centre anti cancer, se rend à son travail une à deux fois par semaine avec son vélo classique. Il parcourt un double trajet d'une heure et quart chacun, soit 70 km en aller-retour.

La même durée de trajet à vélo avec les embouteillages

Pour Pierre-Yves Landes, le déclic s'est produit lorsqu'un jour il était coincé dans les embouteillages à Fleury-sur-One à bord de sa voiture et qu'il avait aperçu une salariée de Baclesse au guidon d'un vélo cargo avec son enfant.

Ils étaient arrivés en même temps au travail alors que la dame avait dû faire un détour pour déposer son enfant à l'école. Il en a donc conclu qu'en voiture ou à vélo, la durée du trajet reste la même à cause des bouchons.