La Chine, qui constitue un des poids lourds de l’industrie automobile dans le monde, entend devenir moins dépendante de l’extérieur concernant l’achat du pétrole. Elle prévoit aussi de diminuer son impact environnemental en vue de lutter contre le changement climatique. Le pays ambitionne ainsi de produire et de commercialiser davantage de modèles électriques et à double motorisation.

Actuellement, moins de 5 % de la flotte automobile chinoise est composée de voitures électriques et hybrides. Or, l’Empire du Milieu a fixé un objectif de taille pour 2025. Y parviendra-t-il ? En tout cas, la Chine s’impose à l’échelle mondiale, notamment sur le marché de la voiture propre.

Elle s’attribue plus de 50 % des ventes mondiales de modèles électrifiés, qui sont justement conçus avec des matériaux et équipements locaux. Qu’en est-il de la comparaison assurance avec les compagnies étrangères ?

À ce propos, les entreprises chinoises Ganfeng et Tianqi représentent à elles seules un tiers de l’offre de batteries lithium à travers le monde.


Les voitures propres devront totaliser 25 % des ventes en 2025

En 2017, la Chine s’était fixé pour objectif de porter à 20 % le ratio de voitures propres en 2020. Mais aucun document provenant du ministère de l’Industrie n’éclaire sur l’évolution du projet en question.

Il n’empêche que le pays manifeste d’ores et déjà sa volonté d’agrandir le parc d’automobiles fonctionnant grâce aux énergies nouvelles. C’est ce que révèle le projet de directive qui s’établit sur la période 2021-2035, qui été publié par le ministère de l’Industrie le 2 décembre dernier. Dans le détail, l’une des premières puissances commerciales mondiales souhaite écouler environ 25 % de voitures électrifiées (hybrides ou 100 % électriques) à l’horizon 2025.

Dans cette démarche, Pékin compte continuer à promouvoir le développement des recherches permettant d’améliorer la performance des batteries. Il en est de même pour les infrastructures qui permettront la circulation des modèles autonomes et des voitures munies de moteurs à hydrogène.

Le contexte international et national permettra-t-il à la Chine d’atteindre ses objectifs ?

L’année dernière, les voitures électriques vendues en Chine ont totalisé 1,25 million d’unités, ce qui représente plus de 50 % des modèles commercialisés à travers le monde. D’ailleurs, l’entreprise chinoise BYD (248 000 unités) a écoulé un peu plus de véhicules que le géant Tesla (245 000 unités). Il faut dire qu’environ 500 compagnies participent au développement de cette industrie.

Si la Chine peut disposer des ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs, le contexte économique international (marqué par le conflit commercial avec les États-Unis) pourrait perturber ses plans. Cela fait d’ailleurs 15 mois que les ventes reculent.

De plus, le gouvernement a suspendu l’octroi des aides financières à l’achat de voitures électrifiées. D’après l'Association chinoise des fabricants d'automobiles, les ventes enregistrées au mois de septembre dernier ont régressé de 34 % en l’espace d’un an.