La Chine restera-t-elle la première puissance mondiale dans l’industrie automobile ?

Sur le plan géopolitique, le contexte actuel se caractérise par une guerre commerciale entre deux pays influents dans l’économie mondiale. Il s’agit, bien entendu, des États-Unis d’Amérique et de la Chine. La hausse des taxes consisterait-elle à s’approprier le monopole au niveau mondial ?

Parmi les secteurs impactés figure la filière automobile, alors même que les fabricants ressentent déjà les effets de la baisse de la cadence de la croissance économique. En Chine, les ventes de véhicules neufs ont connu un recul de 2,8 % en 2018. Un tel évènement ne s’est produit depuis les années 1990.

Les ventes diminuent progressivement

Certains fabricants chinois tels que Great Wall et Geely ont dû réviser leurs objectifs en termes de marge et de vente. En effet, les ventes ne cessent de décroître depuis plus d’un an maintenant.


Quant à PSA Peugeot Citroën, il a préféré, face à l’incertitude économique, maîtriser ses coûts en procédant à une suppression massive d’emplois en Chine, soutenue par son partenaire Dongfeng. Deux usines d’assemblage parmi les quatre détenues dans ce pays ont aussi été fermées, comme le révèle un document consulté par Reuters.

Mais l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) reste confiante. Elle estime que les véhicules à énergie nouvelle (NEV) continueront d’être écoulés sur le marché. Et ce, même si le rythme est plus lent, avec des ventes de 1,5 million d’unités, contre 1,6 million auparavant. En tant que secrétaire général adjoint de la CAAM, Chen Shihua donne les motifs de cette chute :

La principale raison expliquant le déclin des ventes de véhicules à énergie nouvelle en juillet est un changement de politique.

Limitation des aides liées aux voitures à énergie nouvelle malgré la baisse des ventes en général

Dans son ensemble, le numéro un du marché mondial dans le secteur de l’automobile a enregistré une baisse de 4,3 % au cours du mois dernier. La CAAM observe qu’il s’agit de la treizième diminution, s’il faut compter les mois. Le 10 juillet dernier, l’association en question n’a pas manqué de signaler que cette contraction sera d’autant plus significative cette année. Il est prévu une régression des ventes de 5 % par rapport à 2018. Les spécialistes de l’assurance voiture devront s’y préparer.

Les producteurs de NEV ne sont pas non plus à l’abri, bien que les résultats demeuraient, jusque-là, plutôt positifs malgré la tendance au recul. Dans cette catégorie, les ventes ont aussi baissé de 4,7 % en juillet dernier comparées à l’année dernière, en se référant à la même période.

Ce repli a été constaté pour la première fois depuis deux ans, comme l’indique la fédération qui a publié des informations à ce sujet. Il a notamment été porté par la réduction des aides liées à l’achat des NEV, une initiative gouvernementale prise le même mois.