Citroën célèbre son centenaire avec une hausse très marquée de ses ventes

Lancée en 1919, à un moment où la France sortait tout juste de la guerre, Citroën a rapidement su s’imposer sur le marché, et réussi à promouvoir son premier modèle, le Citroën Type A, vendu au premier client exactement le 4 juin 1919. Les modèles ont été bien accueillis, et l’année suivante, la marque sortait déjà plus de 10 000 véhicules.

Mais comme tous ses concurrents, le constructeur français subit les fluctuations du marché. En 1974, au bord de la faillite, la marque est rachetée par Peugeot. Cette année, Citroën célèbre son centième anniversaire avec un bilan très positif.

Une hausse de 12,8 % des ventes

D’un point de vue global, le marché automobile connaît quelques difficultés à se relancer cette année, avec des résultats en baisse comparés à ceux de l’année dernière. Seules quelques marques ont réussi à faire progresser leurs ventes. Tel est le cas de Citroën, avec une hausse de 12,8 %. Une augmentation qui a notamment été possible grâce à la sortie de ses modèles de SUV, le C3 Aircross et le C5 Aircross, qui ont séduit les consommateurs.


Mais l’activité est loin d’être fructueuse pour tous les constructeurs, français, européens ou américains. Ne serait-ce qu’au niveau du groupe PSA, des disparités existent. Peugeot réalise ainsi une très légère progression de 0,3 %. Par contre, DS et Opel reculent (respectivement -0,1 % et -0,6 %). Le groupe PSA parvient néanmoins à soutenir sa croissance, et connaît une progression de 4,1 %, notamment grâce aux performances de Citroën.

Cette baisse se remarque également chez Renault. Bien que sa marque Dacia ait réalisé une progression de 1,5 %, le constructeur français a été affecté par une chute de 14,4 % en juillet, qui peut s’expliquer par la restructuration de la Renault Clio.

D’une manière générale, le marché français n’a enregistré que 172 228 ventes le mois dernier, soit 3 000 de moins que l’année dernière, pour la même période. Depuis le début de cette année, 1,34 million de nouvelles immatriculations ont été recensées, ce qui montre une baisse de 25 000 véhicules par rapport à janvier 2018.

Un marché qui pourrait se développer d’ici la fin de l’année

Ce premier bilan au mois de juillet relève ainsi un recul de 1,8 % sur le marché français comparé aux résultats de la même période l’an dernier. Mais qu’est-ce qui pourrait expliquer la chute des ventes automobiles ? Le coût est un paramètre possible, ainsi que les nouvelles réglementations liées à l’écotaxe.


Néanmoins, le propriétaire est en mesure d’optimiser les frais dérivés tels que l’entretien ou l’assurance. Par exemple, grâce à un comparateur assurance, il peut facilement trouver des garanties qui couvrent ses besoins au meilleur prix.

Le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) souligne que l’analyse du mois de juillet 2019 a été réalisée dans un contexte qui ne lui est pas favorable. En effet, l’année dernière, à la même période, les ventes se sont développées sous la pression de l’application de la norme WLTP. Une hausse pourrait néanmoins être observée à la fin de cette année, avec une base de comparaison plus égalitaire par rapport à 2018. L’application de la limite de 95 g de CO2/km en Europe dès janvier prochain pourrait d’ailleurs inciter les marques à faire la promotion de modèles moins performants en fin d’année.

Marché global en baisse

Toutefois, par rapport aux constructeurs étrangers, l’impact reste moindre pour les fabricants français : moins 1,5 % pour ceux-ci, alors que les marques étrangères connaissent une baisse de 2,2 %. Le CCFA reste ainsi positif et prévoit une stabilité du marché pour les mois à venir, avec environ 2,1 millions de véhicules vendus.

Au niveau mondial, certains constructeurs voient déjà une augmentation, quelque peu légère, mais certaine de leurs parts de marché. Le groupe Volkswagen, leader de l’importation, connaît ainsi une progression de 2,5 %, réalisée grâce au développement de Skoda (+24,4 %) ou de Seat (+9,1 %).


Sa part de marché ayant ainsi connu une hausse de 12,7 %, Volkswagen arrive en troisième position après Renault et PSA. En poursuivant avec les constructeurs allemands, BMW fait également partie de ceux qui ont réalisé cette croissance, avec une progression de 13,5 %.

Chez Toyota, la progression atteint 12,5 %, avec 6 % de parts de marché. Sa croissance a notamment été soutenue par ses véhicules hybrides. Le coréen Hyundai bénéficie également d’une hausse de 13,9 %. Nissan, Fiat Chrysler et Ford sont en revanche en recul, avec respectivement une baisse de 54,5 %, 28,7 % et 3,8 %.