Dès cette année, les voitures autonomes de niveau 3 devraient être autorisées à circuler sur les routes françaises. Seulement, ces véhicules ne sont pas encore près d’être démocratisés en raison des défis (techniques notamment) auxquels les constructeurs se heurtent. En même temps, il est nécessaire qu’ils s’adaptent au monde environnant.

Nombre d'industriels de l'automobile ont affiché de grandes ambitions concernant les véhicules autonomes.

Parmi eux figurent par exemple General Motors et Ford. Ces constructeurs ont envisagé de lancer des voitures dépourvues de pédales et de volant, mais ils semblent encore loin d'atteindre leurs objectifs. Quant à Magna, il vient de mettre fin à sa collaboration avec l'américain Lyft. En effet, le spécialiste canadien de l'équipement automobile ne mise plus sur le déploiement de voitures autonomes.

Du fait de cette stagnation, il est difficile de déterminer exactement la date de lancement de ce type de véhicule. Il en est de même pour la couverture associée dont le prix s'affichera sur tout comparateur assurance auto.

Le lancement de la voiture sans chauffeur n'est pas pour demain

Les voitures autonomes commenceront à circuler lorsque les informations des capteurs s'harmoniseront. Le challenge consiste à s'adapter à toutes les situations de conduite. En tout cas, Bruno Mendes Da Silva, qui a créé Heex Technologies, est clair sur les progrès réalisés jusque-là :

Lorsqu'il roule, un prototype de voiture autonome enregistre d'énormes quantités de données. À l'heure actuelle, leur traitement est plutôt artisanal : elles sont collectées sur des disques durs, qu'il convient d'envoyer par courrier, avant de les transférer sur des serveurs. Les volumes sont tels que l'hébergement revient à environ 700 000 dollars par an.

Encore faut-il, selon Bruno Mendes Da Silva, y inclure le traitement des enregistrements censés être analysés par les ingénieurs. Il pense donc que les industriels qui fixent une date de commercialisation des voitures autonomes ne sont, eux-mêmes, pas encore prêts.

Les fabricants misent sur les technologies d'aide à la conduite

Actuellement, les solutions commercialisées par Heex Technologies concernent la conduite automatisée. Il s'agit d'un investissement coûteux selon Bruno Mendes Da Silva. La jeune pousse hexagonale est connue pour avoir conçu le premier logiciel servant à traiter les données émises par les véhicules sans chauffeur.


Le fournisseur d'équipements Magna a aussi choisi de concentrer ses efforts sur les outils d'assistance à la conduite. Il estime qu'il s'agit de la seule offre susceptible de porter ses fruits, avec un débouché à l'horizon 2025.

Concernant justement l'assistance à la conduite, la Commission européenne a convenu d'ajouter neuf fonctionnalités à la liste de celles qui seront rendues obligatoires. Parmi les technologies susceptibles de devoir être intégrées aux voitures d'ici 2022 comptent le système de freinage d'urgence et l'outil d'alerte à la somnolence. L'enregistreur de données et le limiteur de vitesse ne sont pas en reste.