L’État français a récemment imposé aux habitants de rester chez elles et a également exigé que les commerces non indispensables soient fermés. Cette mesure impacte les ventes de voitures alors que la production tourne déjà au ralenti. En effet, de nombreux constructeurs ont décidé de fermer temporairement leurs usines. Explications.

La crise sanitaire actuelle (susceptible de faire augmenter les souscriptions de contrats d’assurance) influe sur le marché de l’automobile dans de nombreux pays. La France n’y échappe pas. Les mesures de restriction instaurées par les pouvoirs publics pèsent sur le secteur, qui enregistre un ralentissement de la demande de véhicules neufs. D’ailleurs en Chine, les ventes de modèles individuels ont régressé de 78,4 % en février dernier, comparativement à celles du même mois en 2019.

Du côté de l’offre, l’entreprise Fiat-Chrysler a choisi de fermer la majorité de ses sites de production européens. Pour sa part, Seat prévoit de placer en chômage technique quelques employés de l’usine de Martorell. Les industriels français devraient vivre une situation similaire.

Les constructeurs accumulent les stocks et les retards de livraison

Normalement, entre mars et juin, les immatriculations de voitures neuves atteignent des sommets dans l’Hexagone. C’est ce que note le Comité des constructeurs français d’automobiles. Cependant, les chiffres risquent de baisser au cas où les mesures de confinement se poursuivraient. En tout cas, les livraisons sont impactées par les restrictions imposées en matière de déplacement, y compris au niveau des frontières.


Les consommateurs s’inquiètent-ils pour leur solvabilité à court terme, comme c’est le cas dans l’Empire du Milieu ? Les dispositions prises par le gouvernement ne permettent plus de mettre en place des stratégies visant à écouler les stocks. En effet, les fabricants de voitures auraient pu par exemple octroyer des rabais aux acheteurs qui franchissent la porte d’un concessionnaire.

Les usines ferment par manque d’approvisionnement et les effectifs baissent

Les industriels éprouvent des difficultés à s’approvisionner auprès de leurs fournisseurs. Même si la Chine et la Corée sont parvenues à contrôler la propagation du coronavirus, leurs chaînes de production ne tournent pas encore à plein régime. Le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier, note :

Nous nous attendons à ce que les chaînes d’approvisionnement subissent des effets du coronavirus, en particulier dans le secteur industriel, et cela ne sera visible pleinement que dans les prochaines semaines.

En France, les firmes devraient assister à une réduction des effectifs, les parents pouvant rester à leur domicile. Cette situation risque de se répercuter sur l’activité d’assemblage des pièces dans les ateliers. Par ailleurs, le journal Le Monde rapporte que Michelin va cesser ses activités durant une semaine au minimum. Outre l’Hexagone, l’Italie et l’Espagne sont également concernées par cette disposition. Le contexte actuel fait que les usines tricolores sont susceptibles de voir leur productivité reculer.