Nul ne sait quand le confinement sera levé, mais les acteurs du secteur de l’automobile travaillent déjà sur les moyens de redynamiser le marché à la sortie de crise. Outre les constructeurs, les concessionnaires et les loueurs professionnels sont concernés. Ils attendent du gouvernement un soutien financier qui leur permettra de compenser le bilan des ventes.

Cette année, les fabricants de voitures opérant dans l'Hexagone doivent commercialiser davantage de modèles électriques. Pour atteindre les objectifs fixés au niveau européen, ils doivent respecter les normes d'émissions de CO2. Un initié rappelle que les professionnels sont également tenus d'écouler leurs stocks.

Comment comptent-ils s'y prendre, sachant que le marché a accusé une baisse de 72 % au mois de mars dernier ? Le secteur obtiendra-t-il un soutien gouvernemental pour assurer le déploiement des modèles électriques et limiter les effets de la crise sanitaire ? En tout cas, les répercussions dépendront de la manière dont se passera le déconfinement. En attendant, la consultation d'une comparaison assurance est recommandée.

Bientôt une concurrence accrue sur le marché de l'occasion ?

Une fois le confinement terminé, les vendeurs de voitures sont susceptibles de fixer des prix cassés. Le cocréateur d'une entreprise spécialisée dans le domaine avance que ce phénomène concernera surtout les modèles de seconde main. En effet, les ateliers supposés produire de nouveaux véhicules ont, pour l'heure, cessé leur activité.


Les consommateurs opteront-ils pour les occasions récentes ou les modèles neufs conservés en stock dans les concessions ? Le fondateur de la société Autoways, Eric Champarnaud, estime qu'il est possible que les fabricants misent sur les immatriculations tactiques pour faire grimper leurs chiffres. Dans ce cas, les professionnels du leasing et les concessionnaires devront s'adapter.

Les loueurs doivent aussi s'attendre à voir les prix baisser lors de la revente en raison du retour décalé des voitures ayant fait l'objet d'un contrat de location longue durée. Selon Eric Champarnaud :

Cela pourrait avoir un effet délétère. Aujourd'hui, le leasing représente 40 % du marché.

Vers une révision des conditions d'octroi de la prime à la conversion ?

Le président d'une structure de veille économique note qu'un des challenges que doivent affronter les marques consiste à séduire les potentiels acheteurs. Ces derniers seront en effet davantage préoccupés par leur situation financière lorsque l'activité économique aura repris. Nombre d'entre eux se mettront par exemple à la recherche d'un emploi.

Récemment, le Comité national des professionnels de l'automobile (CNPA) a suggéré l'instauration d'une nouvelle prime à la casse qui impliquera aussi les modèles d'occasion. Si le sujet doit encore être débattu avec les autorités, le directeur général de Hyundai France, Lionel Frenh Keogh, estime que la mesure est inappropriée. Selon lui :

[…] La prime à la casse profite plutôt aux petites voitures, il faut aller vers une aide qui relance le marché tout en incitant l'achat de véhicules plus écologiques.