Dans de nombreux secteurs, l’activité reprend progressivement depuis le début du déconfinement. Les compagnies aériennes font partie des acteurs concernés par ce redémarrage. Toutefois, la pandémie de Covid-19 oblige ces opérateurs économiques à instaurer de nouvelles règles pour protéger la clientèle et le personnel embarqué. Ces contraintes impliquent parfois un manque à gagner non négligeable.

Suite à la pandémie de coronavirus, la souscription d'une assurance voyage ne suffit plus à rassurer les clients des compagnies aériennes. En effet, ils sont désormais préoccupés par des risques d'ordre sanitaire. Les acteurs du secteur ont donc dû prendre des dispositions pour pouvoir relancer leur activité.

L'Union européenne a tenu à accompagner les compagnies aériennes dans cette démarche. Un protocole sanitaire a notamment été prévu pour assurer la sécurité des passagers et des agents de bord. Ces mesures permettent de reprendre le trafic aérien tout en respectant les gestes barrières. Ainsi, cette filière pourra redémarrer sans pour autant mettre en péril la santé publique.

Un redémarrage délicat

Les autorités européennes incitent les compagnies aériennes à instaurer une distanciation minimale de 1,50 mètre dans la mesure du possible. Cette règle doit être appliquée dès que les spécificités de la cabine et le nombre de passagers le permettent. Il est notamment possible de prévoir un siège vide entre deux personnes ou un rang vide sur deux.


Actuellement, le redémarrage dans le domaine commence à prendre forme en Europe. L'opérateur low cost easyJet, par exemple, envisage de reprendre quelques vols intérieurs en France et au Royaume-Uni à partir du 15 juin prochain.

Selon un communiqué de la compagnie britannique :

Un petit nombre de vols va recommencer sur les trajets où nous pensons que la demande est suffisante pour qu'ils soient rentables. Des trajets supplémentaires seront annoncés dans les semaines à venir, à mesure que la demande augmente et que les mesures de confinement en Europe sont assouplies.

L'enseigne compte par ailleurs mettre en place diverses mesures sanitaires à bord, puisque la pandémie sévit toujours. Les dispositions préventives incluent entre autres le port obligatoire de masque, la désinfection des avions et la distribution de lingettes anti-bactériennes et de gel hydroalcoolique.

Il n'est pas encore possible de servir de la nourriture à bord dans ces conditions. Bien que provisoire, cette décision implique un manque à gagner non négligeable pour la compagnie aérienne.

Des mesures que les compagnies aériennes peuvent adapter à leur activité et leurs équipements

Le port permanent du masque fait partie des différentes recommandations des autorités européennes pour le redémarrage du transport aérien. Ces directives ont été émises par l'EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne) et l'ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies).


Ces deux organismes ont aussi préconisé la distanciation sociale au sein de la cabine, tant que c'est possible. Ils sont conscients des contraintes techniques et organisationnelles impliquées par ces dispositions dans le secteur. Ainsi, ils se montrent relativement souples par rapport à l'application de ces consignes.

Avec le port obligatoire du masque à bord, les services de restauration en vol sont évidemment remis en question. Néanmoins, les autorités européennes n'ont pas vraiment interdit ces prestations importantes pour les compagnies aériennes. Ces dernières peuvent proposer de la nourriture sur leurs avions, mais doivent se limiter au strict minimum.

Les deux agences ont communiqué aux professionnels qui travaillent dans le transport aérien des lignes directrices pour protéger les passagers et leurs collaborateurs de tout risque de contamination en cette période de déconfinement. Chaque compagnie aérienne ou gestionnaire d'aéroport est libre de transposer ces consignes aux spécificités de ses opérations ou installations.

Ainsi, l'obligation en matière de port de masque doit s'appliquer pour le personnel de bord et les passagers depuis l'aéroport jusqu'à destination. Les enfants âgés de moins de six ans bénéficient néanmoins d'une exception.