Si les compagnies d’assurance habitation et les assureurs automobiles diversifient leurs activités en proposant d’assurer les appareils mobiles, les nouveaux arrivants ne sont pas en reste. En plus de proposer des offres attractives, ces derniers digitalisent l’ensemble de leurs services. Mais qu’en est-il de la gestion des déclarations frauduleuses ?

De nombreux assureurs prennent actuellement en charge la réparation de téléphones endommagés et le remplacement d'appareils mobiles volés. Tel est le cas de la SFAM qui indique avoir encaissé, en 2018, 470 millions d'euros. Il en est de même pour SPB, dont 50 % du chiffre d'affaires, soit 150 millions d'euros, a porté sur l'assurance téléphone cette même année. Il s'agit d'acteurs traditionnels du secteur de l'assurance.

Du côté des Assurtech figurent par exemple Lovys, Leocare et Coverd. Créée en avril 2019, cette dernière prône la transparence au moment de la signature des contrats. Il reste à savoir si ces nouveaux acteurs sauront faire évoluer les pratiques des professionnels.

Du retard à rattraper pour les acteurs traditionnels

Les enseignes historiques que sont la SPB et la SFAM ont l'avantage de commercialiser leurs offres à de grands distributeurs comme les hypermarchés. Face à la concurrence, elles ont décidé de prendre le virage numérique.

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Ces acteurs traditionnels ont également étendu leur réseau de partenaires et leurs cibles. Par exemple, SPB s'adresse depuis 2019 aux PME via une plateforme dédiée à cet effet.

Cependant, ils ont encore des progrès à fournir (tout comme les nouveaux arrivants) quant aux nouvelles technologies déployées pour combattre la fraude. À titre d'illustration, SPB s'appuie sur la détection manuelle. Tous les ans, le groupe identifie entre 1 et 1,5 million de cas de fraude. Jean-Marie Guian, qui en préside le directoire, explique :

« Nous avons mis en place des formations pour nos gestionnaires afin qu'ils détectent des documents frauduleux et des déclarations suspectes. Cela nous permet de remonter les cas douteux. Nous avons également un groupe d'experts en intelligence artificielle qui passe en revue nos bases et permet de détecter les fraudeurs en série. »

En quoi le modèle d'affaires des nouveaux acteurs se distingue-t-il ?

Le cas de Coverd constitue un excellent exemple. L'abonnement de cette jeune pousse agréée par quelques géants du web et des nouvelles technologies inclut un service de réparation. Des gadgets de protection sont également envoyés aux assurés, comme le révèle son dirigeant.

Comparées aux acteurs classiques, les Fintech de l'assurance se démarquent sur les points suivants :

  •  Prix compétitifs (avec une baisse graduelle chez certaines enseignes) qui peuvent dépendre par exemple du modèle de téléphone. 
  •  Simplification des procédures via la digitalisation du parcours client. 
  •  Transparence dans les clauses contractuelles.

Seulement, leur business model en BtoC ne leur permet pas de se développer plus rapidement. Salim Echoukry, qui a érigé un cabinet de conseil au profit des acteurs du secteur assurantiel, apporte des explications à ce sujet :

« Un des facteurs clés de ce business est de trouver des partenaires qui ont de larges bases de clientèle sinon le coût d'acquisition est élevé. »