C’est bien connu, pratiquer une activité physique régulière est l’un des secrets d’une bonne santé. L’Organisation mondiale de la santé recommande ainsi deux heures de sport hebdomadaires, mais certains ne parviennent pas à s’en contenter. Or, des séances trop fréquentes et intenses seraient néfastes pour l’organisme.

Les conséquences néfastes physiques et mentales du surentraînement

D’après une étude conjointe de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP), et l’Agence française de la lutte contre le dopage (AFLD), faire trop de sport nuirait au corps comme au cerveau.

Parmi les conséquences négatives identifiées du surentraînement, on retrouve :

  • des douleurs musculaires, 
  • une fatigue chronique et générale.

La souscription d’une bonne assurance sport est indispensable pour la prise en charge des accidents et problèmes de santé du sportif, mais également ceux qu’ils pourraient causer à autrui.


Mais au-delà du physique, le mental peut également être affecté, sous la forme :

  • de troubles du comportement et du sommeil, 
  • d’un risque accru d’être victime de burn-out, 
  • d’une diminution des capacités cérébrales, notamment du contrôle cognitif.

Le surentraînement, facteur favorisant le burn-out et incitation au dopage?

Ces résultats ont été mis en lumière par des tests comportementaux et des IRM au cours d’une expérience menée par les scientifiques sur une quarantaine de sportifs, dont une majorité de triathloniens.

Séparés en deux groupes, les sujets ont effectué pour les premiers des séances normales, tandis que les autres ont réalisé des séances d’une intensité augmentée de 40 % pendant les trois dernières semaines.

Les experts ont conclu que les sportifs souffrant d’une addiction au sport développent des symptômes similaires aux personnes qui fournissent un effort intellectuel intense sur de longues durées ou à une fréquence élevée.

Les études montrent ainsi que le « syndrome du surentraînement » affecte l’activité du cortex préfrontal latéral, qui joue pourtant un rôle essentiel dans le contrôle cognitif.

De plus, ces athlètes recherchent les récompenses et la reconnaissance rapides au lieu d’avoir une vision à long terme. Pour les experts, ce besoin pourrait constituer une incitation au dopage.

Dernier constat inquiétant, les auteurs de l’étude affirment qu’

« À l’exception des sportifs de haut niveau, la fatigue et la baisse de contrôle cognitif causées par le sport à forte dose favorisent l’apparition du burn-out, un fléau qui touche un nombre croissant de travailleurs de tous âges et de tous secteurs d’activités ».