L’ordre émane de la Maison-Blanche, mais les compagnies aériennes et les aéroports du monde entier sont tenus de le suivre à la lettre. Pour tenter d’endiguer la propagation du coronavirus, les contrôles dans les aéroports sont appelés à se renforcer. Les États-Unis se montrent stricts envers les passagers en provenance d’autres pays, en particulier de Chine.

Les États-Unis ferment leurs portes

Les milliers de voyageurs souhaitant rallier les États-Unis doivent désormais régler leur réveil afin d'arriver à l'aéroport plusieurs heures avant l'embarquement.

Une fois arrivés au terminal, un contrôle minutieux les attend, suivi d'une enquête très poussée afin de connaître leurs itinéraires lors de la dernière quinzaine.

Le but est de déterminer si le passager interrogé a pu entrer en contact avec une personne infectée lors du passage dans une zone où la contamination est avérée.

Des contrôles encore plus drastiques attendent les personnes en provenance de Chine. Si leur voyage dans l'Empire du Milieu s'est tenu lors des 14 derniers jours avant leur arrivée aux États-Unis, ils ont de grandes chances d'être recalés aux portes des aéroports, quand bien même ils disposeraient de papiers en règle, de bulletins de santé ou même de contrat d'assurance voyage.


Sont uniquement acceptés les citoyens américains ainsi que les étrangers ayant un lien familial direct avec un Américain. Et encore, ces derniers ne sont pas autorisés à rentrer chez eux tout de suite. Ils seront redirigés vers un des 11 aéroports où le gouvernement américain a déployé des dispositifs spéciaux afin de les soumettre à un dépistage plus poussé.

Ces 11 aéroports sont ceux de :

  • Washington-Dulles ;
  • Dallas-Fort Worth ;
  • New York-JFK ;
  • Newark ;
  • Chicago-O'Hare ;
  • Atlanta Airport ;
  • Los Angeles International ;
  • San Francisco International ;
  • Seattle ;
  • Honolulu ;
  • Detroit.

Une durée de voyage plus longue

Ces contrôles inopinés ainsi que le retardement des vols risquent bien de rajouter un supplément de stress aux voyageurs qui sont déjà dans un état d'inquiétude élevée. Mais selon les explications de Chad Wolf, secrétaire par intérim du DHS,

Il s'agit d'une procédure incontournable puisque la santé, voire la vie, de millions d'Américains est en jeu.

Les compagnies aériennes qui font preuve de laxisme s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 3 500 dollars.

Le Président Donald Trump a également ordonné aux aéroports du monde entier d'opérer les mêmes contrôles sur tous les prochains vols à destination des États-Unis.