Face à la recrudescence des contaminations, de nombreux pays européens ont durci leurs restrictions. Pour permettre aux voyageurs de s’y retrouver, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a dressé un état des lieux de l’évolution de l’épidémie sur le territoire. Il en ressort que 16 États, soit plus de la moitié de l’UE, sont passés en alerte maximale. Cinq sont classés en zone orange et trois en vert.

La plupart des pays sont en rouge

Les codes couleur déterminent la gravité du risque de propagation du coronavirus dans chaque pays. Ils sont définis à partir de l'évolution du nombre de nouveaux cas détectés.

Selon l'ECDC, le niveau d'alerte est à son maximum pour seize pays de l'Union européenne, dont la France. Il est orange pour cinq pays, et vert pour la Norvège, la Finlande et la Grèce.

Faute de données précises, les cas de l'Allemagne, l'Islande, le Danemark, l'Autriche, et la Suède ne sont pas renseignés.

L'ECDC a émis ses recommandations pour freiner la propagation du virus. Celles-ci comprennent des restrictions de voyage entre les différentes zones, surtout pour les voyageurs en provenance d'une zone à risque.

Ces derniers peuvent se voir imposer des mesures sanitaires à leur arrivée. Aucune annulation de dessertes n'a été évoquée jusqu'ici.


Nouveau tour de vis sanitaire dans de nombreux pays

Chacun à leur manière, les pays passés en alerte maximale ont durci leurs mesures sanitaires. Au Royaume-Uni par exemple, les regroupements privés sont limités à 6 personnes. Il en va de même pour les rassemblements dans un espace clos entre les membres de différentes familles, quel que soit le nombre d'individus.

Des mesures drastiques sont prises, même dans les plus hautes sphères, pour ne citer que l'annulation de la session parlementaire européenne qui se tiendra finalement à distance.

Plus que jamais, les déplacements et les voyages sont considérés comme un danger. Dans ce contexte, la prise en charge des frais de santé lors d'un voyage à l'étranger est au cœur des débats.

Ailleurs dans le monde, un bon nombre de pays réclament aujourd'hui une assurance voyage avant d'accorder un visa aux touristes. Cette couverture était pourtant auparavant facultative.

Les autorités des pays concernés exigent notamment une attestation indiquant la prise en charge des frais de santé liés au Covid-19 en cas de contamination.