Le monde fait face à une crise sanitaire inédite et tous les secteurs d’activité en pâtissent. Mais certains sont incontestablement plus touchés que d’autres. Avec le confinement et la fermeture des frontières, la période est tout sauf rose pour les agences de voyages, les hôtels et autres lieux de villégiature. En Corse, les voyagistes ne sont guère optimistes.

Les échanges avec le continent se limitent au transport des malades

En pleines vacances de Noël, le comptoir des agences de voyages à Propriano, sur l'Île de Beauté, reste désespérément vide.

Après une tentative de retour à la normale après le premier confinement, la situation par rapport au coronavirus s'est à nouveau dégradée et a conduit à un nouvel isolement, au grand dam des professionnels du voyage.

Ces derniers mois, les flux de voyageurs entre la Corse et le continent se limitent aux personnes malades nécessitant une hospitalisation d'urgence. Des dérogations spéciales ont également été accordées aux familles endeuillées qui doivent rejoindre leurs proches.


Les annulations se multiplient

Mais l'activité commerciale en tant que telle est actuellement en berne. Avec les nombreuses annulations, que ce soit les billets d'avion, l'assurance voyage ou les réservations d'hôtel, le manque à gagner continue de se creuser.

Les agences basées à Propriano affirment que pendant le confinement, elles ont à peine réalisé 20 % de leur chiffre d'affaires habituel. Et aujourd'hui encore, leurs activités sont à l'arrêt, à l'image des remontées mécaniques qui sont interdites d'usage et qui sont à l'origine de l'annulation de nombreux départs, vers les Alpes et autres destinations de skis sur le continent.

Par ailleurs, alors que les fêtes de fin d'année sont habituellement l'occasion pour les familles de se réunir, une grande majorité de Français font le choix volontaire de ne pas se déplacer pour ne pas mettre en danger la vie de leurs proches susceptibles d'être vulnérables au virus.

Des lendemains encore brumeux

Avec le reconfinement, les professionnels du voyage voient leur optimisme mis à rude épreuve. Sans être fatalistes, bon nombre d'entre eux pensent que, désormais, il faut se préparer à des cycles « confinement – déconfinement – reconfinement » répétitifs ; à moins qu'une solution pérenne au virus ne soit trouvée.