Outre les dépenses habituelles, les étudiants devront investir dans l’achat de masques cette année en raison des nouvelles mesures liées à la situation sanitaire. Pourtant, leur budget est déjà fortement affecté par la hausse des loyers et des transports. Les syndicats étudiants demandent donc une prise en charge publique des protections pour éviter d’accabler davantage cette population financièrement fragile.

La rentrée se traduit généralement par la reprise des cours et le retour des dépenses comme les frais de transport, l'assurance scolaire, etc. Pour les étudiants, elle s'accompagne de questions relatives aux loyers et aux divers équipements. Désormais, ceux-ci doivent également prévoir l'achat de masques de protection. Ce nouveau poste de dépenses est loin d'être anodin pour des budgets déjà restreints.

Selon l'Unef, le coût de la vie étudiante augmentera de 3,69 % à la rentrée après avoir progressé de 2,83 % en 2019. Le syndicat étudiant attribue notamment cette hausse aux effets de la crise sanitaire. En tout cas, l'année universitaire 2020-2021 s'annonce d'emblée difficile pour les étudiants français.

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Une dépense qui doit être prise en charge par l'État

L'Unef (Union nationale des étudiants de France) met en exergue les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur le coût de la vie étudiante dans son dernier rapport annuel sur le sujet. Le port du masque obligatoire, par exemple, crée un nouveau poste de dépenses dépassant 230 euros annuels. Pourtant, de nombreux étudiants ont perdu leur emploi à cause de la crise actuelle.

Face à cette situation, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) plaide pour la prise en charge intégrale des masques de protection. L'État devrait accorder un financement aux universités pour couvrir cette dépense selon l'organisation étudiante. Pour l'instant, elle n'a obtenu aucune réponse de la part des instances concernées.

Le coût annuel des protections anti-Covid équivaut aux déjeuners d'un étudiant durant deux semaines en restaurant universitaire. C'est ce que révèle Orlane François, présidente de la Fage. En somme, il s'agit d'une dépense particulièrement importante pour cette population connue pour sa grande précarité.

Des loyers toujours plus chers

L'augmentation du coût de la vie étudiante conduit inexorablement au salariat ou à la dépendance d'après l'Unef. Ainsi, le syndicat continue de réclamer la révision complète des aides sociales proposées au niveau de l'enseignement supérieur. Pour l'organisation, seule cette refonte permettra de lutter contre la précarité qui règne au sein de la population étudiante.

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En attendant cette réforme, l'Unef a fait état des hausses les plus importantes pour la prochaine rentrée. Le loyer progressera notamment de 2,41 %, en passant de 522 à 535 euros en moyenne. Il s'agit pourtant du premier poste de dépenses des étudiants, représentant 69 % de leur budget mensuel.

Les syndicats indiquent qu'une augmentation plus élevée a pu être évitée grâce au gel des loyers dans le parc géré par les Crous. Ainsi, la hausse vient essentiellement de la tendance sur le marché locatif privé. Elle est estimée à 5,42 % à Lyon, à 4,65 % à Créteil et à 4,24 % à Bordeaux.