Diminuer le temps passé sur les écrans, c’est ce que préconisent les spécialistes, au vu de leurs impacts sur les utilisateurs. Ils détruisent en effet leurs capacités cognitives et nuisent à leur développement. Malheureusement, ils prennent une place de plus en plus prépondérante au quotidien, surtout en cette période de confinement.

L'usage excessif des écrans est une menace pour les enfants, et pour l'Homme en général. Effectivement, ils s'attaquent directement au cerveau. Le sommeil, la mémoire et l'attention ne sont que quelques-unes des fonctions altérées par ces outils. D'ailleurs, ils sont souvent pointés du doigt comme étant à l'origine des difficultés scolaires. Une théorie qui n'est pas sans fondement.

L'usage des écrans affecte également le lien familial. Et pourtant, ils n'ont jamais été aussi présents. Pendant le confinement, le temps passé sur un téléphone a augmenté de 25 % en moyenne. Devenus indispensables au quotidien, ils sont désormais couverts l'assurance téléphone.

Un usage qui favorise les problèmes de concentration

Les enfants sont les premiers à subir les effets néfastes des écrans, bien qu'ils restent une menace pour l'humanité entière. En effet, l'exposition aux images pixélisées produites sur l'écran favorise les comportements volatiles et versatiles.

Chez un enfant, cela se traduit par l'impulsivité et une difficulté à se contrôler. Mais bien souvent, les parents tentent d'y remédier en attirant à nouveau leur attention sur les écrans. Et l'enfant reprend le même schéma.

La concentration est d'autant plus difficile à développer avec les notifications. Elles s'enchainent dans la journée. Un individu ferait ainsi face à 50 interruptions. Cela équivaut à une notification reçue toutes les 7 à 20 minutes pendant le temps de veille. Le téléphone favorise en outre le fonctionnement multitâche. Mais plutôt que de l'augmenter, il nuit à la productivité.

Des atteintes sur la qualité du sommeil

Le sommeil se trouve également parmi les fonctions mises à mal par l'usage des écrans. Ces derniers perturbent la production de mélatonine. L'utilisateur peut se laisser tenter par une utilisation prolongée et se coucher à des heures tardives. Dans d'autres cas, il est réveillé la nuit par ses équipements technologiques.

Selon les statistiques, le temps de sommeil des enfants s'est réduit dangereusement depuis 20 ans. Cela est dû en partie à cause des outils numériques.

Un manque de sommeil nuit cependant à la connexion des circuits du cerveau. Ces derniers participent à la gestion :

  • De l'attention ;
  • Des émotions ;
  • De la mémorisation ;
  • Du développement cognitif ;
  • Des résultats scolaires.

De même, on ne peut ne pas évoquer son impact sur la vie familiale. Le temps passé sur les écrans réduit les interactions entre les parents et les enfants. Elles sont cependant fondamentales au développement cognitif et celui du langage.

Remplacer l'écran par des activités stimulantes

Les écrans empêchent les utilisateurs de se concentrer sur l'essentiel et de réaliser des activités productives. Leur usage est d'autant plus préoccupant lorsque l'on sait que le temps passé devant est disproportionné. Il est de 2 h 45 chez les enfants de 2 à 8 ans et de 4 h 30 pour ceux âgés de 8 à 12 ans. Il atteint même 6 h 40 chez les adolescents de 13 à 18 ans. Cela représente 40 % de leur temps hors du sommeil. Pourtant, seulement 3 % de ce temps serait mis à profit pour stimuler la créativité.

Face à ce danger, l'OMS recommande de privilégier les activités instructives, sans écran et partagées avec un aidant. Les enfants peuvent lire, chanter ou s'adonner à des jeux éducatifs.