Depuis quelques années, les constructeurs automobiles ambitionnent de déployer massivement des véhicules plus respectueux de l’environnement au moyen des nouvelles technologies. C’est ainsi qu’a été lancée la voiture à double motorisation rechargeable. Constitue-t-elle réellement l’avenir de l’automobile dans un contexte où la taxe écologique tend à se durcir ?

Souhaitant réduire la consommation des véhicules et les rendre moins polluants, les constructeurs ont déployé, dans les années 80, des moteurs diesel. À l’époque, ces derniers étaient reconnus pour leur fiabilité. Mais l’affaire Dieselgate a terni leur image 30 années plus tard. En effet, les résultats des tests d’homologation ont été falsifiés chez certains industriels du secteur.

Si les conducteurs peinent désormais à faire confiance à ce type de motorisation, ils peuvent miser sur la voiture hybride rechargeable qui se veut plus propre. Encore faut-il passer régulièrement par les stations de recharge. Un réflexe que ne possèdent pas encore de nombreux de salariés d’entreprise, comme l’indique une récente étude britannique.


Quelles solutions doivent être déployées pour optimiser l’usage des voitures à double motorisation ?

Avec une voiture hybride dotée d’une batterie électrique d’une puissance oscillant entre 10 et 15 kilowattheures, le niveau d’émissions de CO2 descend à 140 g par km. Pour les modèles les plus performants, il peut passer à 50 g en se référant au nouveau protocole d’homologation (WLTP). Les consommateurs comme les fabricants ont donc intérêt à s’y mettre, sachant que le seuil applicable aux industriels européens s’établira à 95 g de CO2 par km dès 2021.

Ceci dit, une campagne de prévention doit être menée auprès des sociétés qui mettent des automobiles hybrides rechargeables à la disposition de leurs salariés. Ces derniers doivent s’habituer à recharger ces véhicules au lieu de rouler avec le moteur thermique. Dans ce dernier cas, la consommation est bien plus importante que celle d’une simple voiture.

Par exemple, un V8 4.0 de 550 chevaux dont le poids excède 2 tonnes rejette, en réalité, 400 g de dioxyde de carbone par km. Les infrastructures de recharge doivent également être multipliées.

Le déploiement de modèles hybrides va-t-il s’accélérer ?

Si la Porsche Panamera Turbo S-E Hybrid émet 85 g de CO2 par km, les assureurs plébiscitent-ils la voiture à double motorisation au même titre que le véhicule entièrement électrique ? La réponse peut être obtenue en dressant un comparatif assurance.


En tout cas, les hybrides procurent une grande autonomie, d’autant plus qu’ils permettent de parcourir quotidiennement 30 km environ, soit la distance moyenne effectuée par les Français. Du côté des entreprises, leur usage permet de se passer de la taxe sur les véhicules de société (TVS). Justement, la plupart des immatriculations de modèles hybrides rechargeables concernent les flottes des sociétés.

Les constructeurs ne manquent pas de saisir cette opportunité. Parmi les marques qui comptent écouler des véhicules hybrides rechargeables figurent notamment Renault-Nissan et PSA. Kia et Hyundai entendent aussi renforcer les performances énergétiques de leur gamme avec respectivement les Niro PHEV et les Ioniq PHEV.