Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) a dévoilé dans son dernier rapport annuel qu’il a dépensé en totalité près de 179 millions d’euros pour indemniser les victimes l’année dernière. L’indemnisation des victimes d’accidents causés par des automobilistes en défaut d’assurance représente près de 80 % de ce montant, soit 141,3 millions d’euros.

Une progression de +32 % du montant d’indemnisation en cinq ans

Le rôle du FGAO est de dédommager les victimes qui ont subi des dommages corporels dans le cadre d’un accident causé par un conducteur en fuite ou roulant à bord d’une voiture non couverte par une assurance auto.

En 2018, la conduite sans assurance a coûté cher à l’organisme. Et cette tendance haussière ne semble pas près de s’arrêter puisqu’entre 2013 et 2018, le montant des remboursements a progressé de +32 %. Cela montre que les automobilistes qui ne sont pas assurés sont en forte croissance.

Traque des conducteurs non assurés

Un site comparateur spécialisé a révélé récemment que « 10 % des Français ont reconnu avoir fraudé l’assurance ».


Pour venir à bout de ce fléau, le gouvernement a décidé de prendre des mesures drastiques à partir de cette année.

La première concerne la mise en place en début d’année du Fichier des véhicules assurés (FVA) fourni par les compagnies d’assurance.

Grâce à ce dispositif, les forces de l’ordre seront en mesure d’identifier aisément les automobilistes roulant sans assurance et de les sanctionner.

« Son efficacité a été démontrée en Belgique où le phénomène de non-assurance a reculé de -23 % sur seize ans », explique Julien Rencki, directeur général du FGAO.

Des radars pour flasher les automobilistes non assurés

Grâce aux radars automatiques, les contrôles se sont intensifiés depuis le mois de juillet et se déploieront bientôt à l’échelle nationale. Ces équipements peuvent repérer facilement les véhicules qui circulent sans assurance.

Tout d’abord, les conducteurs non assurés flashés recevront des courriers pour les inviter à régulariser leur situation. En cas de récidive, ils s’exposent à des sanctions, dont une amende forfaitaire délictuelle de 750 euros.