Les Français sont méfiants mais restent honnêtes envers leur assureur

L’assurance auto est obligatoire en France. Pas étonnant que trois quarts des personnes interrogées lors de l’étude réalisée par YouGov l’ont souscrit. Il faut dire qu’ils sont 86 % à posséder au moins une voiture. Mais d’après cette étude, l’assurance automobile n’arrive qu’en deuxième position, après l’assurance habitation et avant l’assurance santé. Sachant qu’au total, 97 % des Français ont souscrit une assurance.

Quel rapport entretiennent alors les Français avec leur assureur ? L’enquête apporte les réponses à cette question et relève trois points : les Français sont honnêtes mais méfiants et ne cherchent pas toujours à se renseigner sur les garanties incluses dans leur contrat.


La majorité des Français n’ont jamais menti à leur assureur

Les résultats de l’étude réalisée par YouGov, pour le compte d’un professionnel actif dans le secteur de l’assurance, viennent d’être publiés. S’étant particulièrement intéressée aux relations que les Français entretiennent avec leur assureur, celle-ci révèle une information qui devrait réjouir les compagnies d’assurance : plus de 90 % des Français n’ont jamais eu recours à un comportement frauduleux. Par ailleurs, 87 % des personnes interrogées avouent qu’elles n’envisagent pas un quelconque acte frauduleux à l’égard de leur assureur.

Cela ne signifie pas pour autant que le secteur est exempt de fraudes. De tels actes peuvent avoir lieu, mais restent moindres. En effet, moins de 8 % des personnes interrogées lors de cette étude avouent avoir menti, au moins une fois. Les motivations varient. Certains assurés ont exagéré les dommages afin d’augmenter la valeur de l’indemnisation. D’autres ont caché une faute personnelle et l’ont déclarée comme un accident ou un acte de vandalisme. D’autres encore (8 %) ont minimisé le risque afin de réduire la cotisation.

Certains en revanche ont déjà déclaré un sinistre qui n’est jamais survenu (5 % des personnes interrogées) ou, au contraire, souscrit une assurance pour un sinistre qui s’est déjà produit pour le déclarer après coup (8 %).


Des Français peu informés

Les assurés ont raison de rester honnêtes, quelle que soit la situation à laquelle ils font face. En effet, si l’assureur découvre un acte frauduleux, il peut refuser l’indemnisation d’un sinistre. Une fausse déclaration peut également conduire à la résiliation assurance auto par l’assureur. Pour éviter de recourir à des actes frauduleux, les assurés sont donc tenus de bien se renseigner sur les garanties proposées par leur assureur afin de trouver et souscrire un contrat qui répond réellement à leurs besoins.

D’après l’étude, 51 % des Français estiment détenir suffisamment d’informations concernant leur contrat. En revanche, 34 % d’entre eux pensent ne pas être suffisamment informés. Mais c’est surtout parce qu’ils s’intéressent peu aux informations qui leur sont communiqués.

Ce manque d’intérêt et d’informations pose problème. En effet, l’assuré peut souscrire et payer des garanties qui ne lui sont pas utiles. De même, il peut découvrir l’absence d’une garantie dans son contrat uniquement lorsqu’il est face à un sinistre. À titre d’exemple, pour le remplacement d’un pare-brise, l’assuré n’a aucuns frais à payer si son contrat inclut une garantie bris de glace. Autrement, il doit payer entre 800 et 1 100 euros pour un modèle classique, et même plus pour un modèle particulier. La franchise est également variable, et peut aller au-delà des 100 euros sur certains contrats.


Des assurés méfiants

Les données relevées par ce sondage mettent néanmoins en avant une situation quelque peu rassurante. 67 % des personnes interrogées affirment en effet avoir compris tout ou l’essentiel de leur contrat, contre 33 % qui avouent avoir des difficultés à comprendre les contenus. Certains admettent même ne rien comprendre aux clauses de leur contrat.

Ce manque d’informations peut être à l’origine d’une méfiance à l’égard des compagnies d’assurance, ressentie par la moitié des personnes interrogées. Un tiers d’entre elles avouent d’ailleurs avoir déjà fait face à de mauvaises surprises au moment de la déclaration d’un sinistre. Certains ont été surpris par l’inexistence d’une garantie dans leur contrat.

Cela les a empêchés de bénéficier d’une indemnisation lorsqu’un sinistre s’est présenté. D’autres ont découvert les franchises appliquées au moment où ils ont effectué leur déclaration, ou obtenu une indemnisation moins élevée que celle qu’ils avaient espérée.

Tout ceci montre l’importance d’un échange suffisant avec l’assuré avant la signature du contrat. Celui-ci doit se renseigner sur les garanties comprises dans le contrat, les éventuels frais supplémentaires et les franchises. De son côté, l’assureur doit agir en toute transparence.