Le 24 avril dernier, les nouvelles mesures concernant les voyageurs venant de plusieurs pays ont pris effet dans l’Hexagone. Ainsi, ils feront l’objet d’un test à leur arrivée. Ensuite, les passagers devront s’isoler durant une période de dix jours. Par rapport à cela, le Premier ministre Jean Castex estime que toutes les précautions ont été prises.

En France, les efforts fournis par l'État semblent actuellement porter leurs fruits. À ce jour, plus de 14 millions de personnes se sont fait inoculer au moins une dose de vaccin. Et bien que les nouvelles infections au coronavirus restent élevées, elles semblent diminuer progressivement. À ce titre, 30 317 cas ont été recensés ce 27 avril. Ce qui représente 12 781 cas de moins que la semaine précédente. Ainsi, le taux de positivité des tests est passé de 10 % à 9,93 %.

Face à cette situation, les dirigeants multiplient les mesures pour maintenir cette amélioration. Le renforcement des restrictions a notamment été adopté dans les aéroports du pays.


Une quarantaine obligatoire

Depuis le 24 avril dernier, les passagers en provenance de Guyane doivent se mettre obligatoirement en quarantaine dès leur débarquement. D'une durée de dix jours, cette situation touche également aux voyageurs arrivant de cinq pays considérés à risque. Il s'agit du Chili, de l'Argentine, du Brésil, de l'Afrique du Sud et de l'Inde.

À noter que ce dernier pays ne cesse de battre les records en matière de contamination. Il faut dire que le nouveau variant B1.617 provoque de nombreux décès. Les autorités ont ainsi mis en place un dispositif de contrôle pour les personnes venant de Bangalore et Bombay. Celui-ci a été installé à Roissy-Charles de Gaulle le 23 avril.

Le chef de projet adjoint pour la Protection civile à l'aéroport, Louis-Clément Kraimps, précise que certains renseignements leur seront exigés. Cela concerne notamment leur adresse d'isolement dans l'Hexagone, les données utiles à la Sécurité sociale, etc. Les responsables pourront par exemple leur demander s'ils sont couverts par une assurance voyage.

Un test à la sortie de l'avion

Il y a trois jours, le Premier ministre Jean Castex s'est rendu sur les lieux pour constater l'application du durcissement. Selon le locataire de Matignon, le maximum de dispositions a été pris. À ce propos, les compagnies aériennes jouent également un rôle dans le dispositif.


Avant l'embarquement, elles réclament aux voyageurs en provenance des six territoires susvisés un justificatif de lieu où ils passeront leur quarantaine. La police procède de manière aléatoire à des contrôles, avec des sanctions à la clé en cas de non-respect de l'isolement. Dans une telle éventualité, les individus concernés devront s'acquitter d'une amende de 1 000 euros à 1 500 euros.

Par ailleurs, Jean Castex assure que tous les passagers devront faire un test. En cas de résultat positif, leur assurance voyage pourra prendre en charge les frais liés aux soins. On notera néanmoins que les dépistages effectués à la sortie de l'avion semblent assez lents. Une passagère en a fait la remarque lors de la visite du Premier ministre à Roissy.