La pandémie du coronavirus a contraint la population à éviter les transports en commun. Les modes de locomotion individuels ont alors connu un regain d’intérêt. Figurant dans la liste, le vélo est actuellement très prisé des touristes. Une aubaine qui profite à la France, célèbre pour les épreuves de cyclisme se déroulent dans le pays.

L'Hexagone a l'avantage d'accueillir le tour de France. Et elle est disposée à accueillir les touristes désireux de parcourir de grands espaces à bicyclette. Le pays présente actuellement plusieurs circuits, répondant aux exigences de chacun, notamment la Véloscénie reliant la capitale française au Mont-Saint-Michel.

De nombreux acteurs économiques profitent pleinement de l'engouement des touristes pour la bicyclette, que ce soit les agences de voyages et les établissements d'hébergement ou de restauration. Si la France se positionne actuellement à la seconde place des destinations cyclotouristiques mondiales, avec 9 millions de séjours annuels, elle ambitionne de détrôner l'Allemagne.

Une forme de tourisme avantageuse

Le marché florissant du cyclotourisme attire de nombreuses agences de voyages. Elles se soumettent aux normes en vigueur pour assurer un voyage sous les meilleurs hospices à leurs clients, pour ne citer que l'assurance vélo. En effet, elles prennent en charge tout le côté logistique, notamment les réservations pour :

  • La restauration ;
  • L'hébergement ;
  • Le transport de bagages.

Chaque touriste qui adopte ce moyen de transport dépense hebdomadairement entre 800 et 1 200 euros. À titre de comparaison, si la dépense quotidienne d'un touriste classique tourne autour de 55 euros, celles des cyclotouristes avoisinent les 68 euros. En conséquence, le cyclotourisme fournit une importante rentrée d'argent pour les localités qui jalonnent les pistes.

De 2019 à 2022, l'agence spécialisée dans la randonnée Terre d'aventures a vu ses chiffres croître de 30 à 40 % pour les parcours traversant le territoire français. Et elle n'est pas la seule à avoir vu ses revenus augmenter. Pour l'année 2020, le secteur a permis d'engranger 4,2 milliards d'euros.


Les facteurs en faveur de l'expansion du cyclotourisme

Le développement du cyclotourisme s'est fait progressivement. Mais la crise sanitaire liée au Covid a accéléré le mouvement. Si auparavant l'activité attirait majoritairement les seniors, la tranche d'âge des touristes intéressés s'est diversifiée actuellement de manière considérable.

Le Plan vélo déployé en 2018 vise aussi à tripler l'utilisation du moyen de locomotion d'ici 2024. En effet, 25 600 km de voies vertes et de véloroutes ont été ouverts. Et en 2020, les itinéraires ont augmenté de plus de 165 % par rapport à l'année précédente. La fréquentation de ces circuits a également connu une hausse de 17 % entre 2019 et 2020. Ce taux a même atteint 32 % durant l'été.

Le développement du cyclotourisme est encore dû à plusieurs facteurs. Des vélos avec une assistance électrique existent par exemple aujourd'hui. Ils permettent aux personnes qui rechignent à entreprendre de longs périples de tenter cette aventure. Avec ce modèle de bicyclette, les circuits de plusieurs centaines de kilomètres peuvent être abordés sereinement. Notons en outre que les vélos attirent également les personnes :

  • Avides de vacances dans de grands espaces, après les longs mois de confinement ;
  • Désireuses de promouvoir un moyen de transport sans empreinte carbone.