La France se dote d’un nouveau centre d’essai pour voitures autonomes

Le centre d’essai est une infrastructure indispensable pour un pays qui souhaite promouvoir l’utilisation de véhicules autonomes. En France, un premier centre a déjà été ouvert dans une ancienne base militaire dans l’Ain. Le 17 juin dernier, les ministres de la Transition écologique et de l’Économie en ont inauguré un second.

Outre son utilité pour les essais, ce nouveau centre se chargera également du développement ainsi que de l’homologation des voitures autonomes. Les constructeurs seront donc les premiers à pouvoir en bénéficier. Dès lors, ils pourront s’appuyer sur cette structure pour disposer des équipes d’ingénieurs nécessaires à leurs projets.

Une infrastructure conçue pour faire de la France un leader des voitures autonomes

L’an dernier, le gouvernement a déjà fait savoir sa volonté de participer au développement des voitures autonomes. Néanmoins, pour y parvenir, il faut nécessairement passer par l’expérimentation. Cette étape permet d’évaluer les capacités du véhicule et de le former à la conduite sur route pour faire face à des obstacles réels. Les tests vont dans un premier temps avoir lieu au sein d’un centre d’essai.


L’ouverture du centre à Montlhéry constitue donc une initiative qui s’aligne sur la volonté exprimée par l’exécutif. Il constitue en effet la structure de base qui va accompagner l’entrée des véhicules autonomes sur le marché français. Il fournit alors aux constructeurs les infrastructures et les spécialistes qui pourront les aider à développer cette technologie.

Le projet a d’ailleurs bénéficié du soutien favorable de différents partenaires tels que les constructeurs Renault et PSA, le fournisseur de services de cartographie Here, l’institut Vedecom, le fabricant de navettes Navya ou encore des acteurs de la télécommunication, dont Bouygues, Orange et Ericsson. Il est exploité par l’UTAC CERAM, organisme chargé de l’homologation de nouveaux véhicules et des projets de sécurité routière.

Une ville fictive dotée d’une infrastructure développée

Teqmo, ce nouveau centre d’essai pour véhicules autonomes, est installé sur le circuit de Linas-Montlhéry et dispose d’un circuit routier de 12 km. Des structures telles que des passages à niveau, des zones de stationnement ou des zones de manœuvre existent également pour mettre le véhicule en situations réelles et l’entraîner à adopter les bons comportements.

Le centre reconstitue ainsi les zones de circuit urbain et devient une sorte de ville fictive, baptisée Teqmoville. Elle dispose notamment du Wifi et de la 5G, technologies indispensables à la communication entre les véhicules. Mais aucun conducteur humain ne participe au test. Il est plutôt effectué au moyen de robots de conduite.


Ces entraînements permettent de préparer le véhicule à une future utilisation par des humains. Néanmoins, les conducteurs doivent rester prudents une fois ces véhicules mis à leur disposition. Les assurances sont d’ailleurs aussi nécessaires sur ces véhicules autonomes que sur les voitures classiques.

Mais quelle assurance pour un véhicule sans conducteur ? Pour l’heure, les cadres juridiques en France n’apportent aucune précision quant aux assurances dédiées à ce type d’automobile. La loi impose toutefois la souscription d’une couverture pour tout véhicule motorisé. Des mesures plus appropriées seront certainement appliquées au moment de la commercialisation de ces véhicules.