Une étude sur le recours à la télématique a été révélée récemment par Locster, une entreprise experte dans le domaine. Ainsi, la France est encore à la traîne en ce qui concerne la gestion de flotte par géolocalisation par rapport à d’autres pays d’Europe.

La télématique, un service essentiellement recouru pour les entreprises de transport et du BTP

Les entreprises du BTP, les agences de location de voitures et les loueurs d’engins constituent la principale clientèle de la télématique embarquée.

Cette technologie équipe généralement les véhicules utilitaires, les poids lourds et les engins de chantier.

En effet, couplés à un logiciel centralisé de gestion de flotte, les boîtiers télématiques permettent :

  • un meilleur suivi des missions, 
  • plus d’efficacité dans l’organisation, 
  • de réaliser des économies, 
  • de se prémunir des risques de vol.
Que des avantages donc pour les entreprises devant gérer une flotte automobile importante et qui souhaitent optimiser la mobilisation des véhicules qui la compose.

Un faible taux d’utilisation dans l’Hexagone

D’après la même étude,

« La France est devancée par le Benelux, le Royaume-Uni, les pays scandinaves ainsi que ceux de l’Europe Centrale et de l’Est en matière de télématique automobile ».

Le taux d’utilisation est même plus bas (15 %) que la moyenne en Europe (15,3 %). En cause : un environnement législatif trop restrictif.


Selon toujours l’étude effectuée par Locster,

« Le faible taux d’adoption de la télématique embarquée s’expliquerait par un cadre législatif limitatif en matière de protection de données personnelles ».

En effet, l’usage de ces équipements est très réglementé afin de respecter la vie privée des salariés.

La société montalbanaise souligne également que

« La France est le seul pays qui interdit la mise en place de dispositifs permettant de contrôler le respect des limitations des vitesses par les employés ».

Sur le même registre, les entreprises n’ont pas le droit de recourir à un système de gestion de flotte par géolocalisation pour recadrer les éventuels écarts des salariés au Code de la route.

Une mesure sur laquelle se sont d’ailleurs alignés la majorité des pays européens.

Et les entreprises ne sont pas les seules à se heurter à ces obstacles. Les compagnies spécialisées d’assurance flottes automobiles en font également les frais.

Si les possibilités techniques offertes par les solutions de géolocalisation sont nombreuses (comme par exemple la récupération en temps réel d’un volume important d’informations, tels les horaires, les trajets empruntés et la vitesse du véhicule, etc.), les assureurs ne peuvent pas les exploiter au maximum en raison des restrictions évoquées plus haut.