Un article publié par Challenges révèle que certains véhicules risquent de ne plus démarrer après quinze jours d’immobilisation. Ceux dont la voiture est enfermée au garage à case du confinement doivent donc prendre certaines précautions pour éviter une décharge de batterie. Les mesures à adopter diffèrent selon qu’il est question d’un modèle électrique ou thermique.

Depuis que le confinement a été décrété par le gouvernement, tous les déplacements sont surveillés. Les Français ne sont autorisés à sortir que dans des cas précis, comme lorsqu'ils doivent acheter des produits de première nécessité. Les automobilistes peuvent en profiter pour utiliser leur voiture, sachant qu'une immobilisation prolongée peut nuire à son bon fonctionnement.

Étant donné que de nombreux ateliers ont temporairement suspendu leurs activités, les conducteurs peuvent être pris au dépourvu en cas de panne ou de crevaison. Heureusement que certaines compagnies d'assurance formulent quelques recommandations pour faire face à ce type de situation. Précisent-elles aussi qu'un alternateur peut maintenir une batterie faible en marche sur de courts trajets ?

La batterie de la voiture doit rester en bon état

Zeplug, un spécialiste des solutions de recharge, avance que la batterie d'une voiture électrique peut se dégrader si elle n'a pas été alimentée pendant plusieurs jours.


Les conducteurs doivent donc s'assurer que le niveau de charge est situé entre 50 et 75 %.

Une fois que l'énergie restante descend en dessous du seuil indiqué, il est nécessaire de se procurer un chargeur de batterie sur un site dédié à cet effet.

De même, un propriétaire qui oublie souvent de débrancher sa voiture alors que la batterie est déjà pleine s'expose à une usure précoce de cette dernière. Dans tous les cas, un parking souterrain ou un garage constitue l'endroit idéal pour immobiliser longtemps sa voiture.

Concernant les modèles thermiques, ceux qui prennent le temps de démarrer leur voiture essence ou diesel deux fois dans la semaine minimum réduisent les risques de panne. C'est ce qu'affirme le site Motor1.

À moins que l'automobiliste ne remplisse une attestation de déplacement, il peut faire doucement tourner le moteur pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'il chauffe un peu.

Quelques ateliers viennent au secours des automobilistes désemparés

Certains ateliers continuent de proposer leurs services en cette période de confinement, notamment pour s'occuper des opérations prioritaires. Ctek, par exemple, prend en charge les révisions. Selon ce distributeur de solutions de recharge, les batteries de 40 % des voitures récentes déposées dans son atelier doivent être réapprovisionnées en énergie.


De son côté, Norauto dépanne les conducteurs qui ne parviennent pas à sortir leur voiture de leur garage en raison d'une panne de batterie. Il en est de même pour les travailleurs qui ne peuvent pas rentrer chez eux en raison d'une crevaison des pneus. Pour l'heure, ces services sont encore en phase de test.

Par ailleurs, le centre déploie le service baptisé Drive. Grâce à ce dernier, il est possible de se procurer de toute urgence des plaquettes de frein ou de l'huile de vidange. Aucun contact n'est requis. Les usagers de la route peuvent aussi se faire livrer une nouvelle batterie en l'espace de deux heures.