L’indemnité kilométrique vélo (IKV), une initiative écologique pas encore assez populaire

Bien que facultatif, le dispositif a fait des adeptes

Les particuliers comme les entreprises sont désormais au courant, et effrayés, par le réchauffement climatique et ses conséquences.

Ralentir le phénomène est ainsi au cœur des préoccupations du gouvernement.

Ce dernier a décidé de faire un geste en direction des chefs d’entreprises pour les encourager à prendre part à la protection de l’environnement. Les sociétés, toutes tailles confondues, qui décident de limiter l’utilisation de voiture bénéficient ainsi d’une réduction des cotisations sociales si elles parviennent à convaincre leurs salariés de souscrire une assurance vélo, plutôt qu’une assurance auto.

En pratique, les salariés sont également gagnants. Ceux qui optent pour la bicyclette à la place de la voiture comme moyen de déplacement pour aller au travail bénéficient d’une indemnité calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus.


De nombreuses grandes entreprises ont répondu à l’appel. Même si tous les salariés de ces compagnies ne se sont tous pas mis au vélo, le nombre de travailleurs privilégiant ce moyen de locomotion a augmenté de +69 % depuis sa mise en place.

Des efforts doivent encore être fournis

Même si elle est calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus en vélo, l’indemnité que touche le salarié ne dépassera pas les 200 euros par mois. Si tel était le cas, le surplus donne lieu au paiement de cotisations sociales par l’employeur. Et pour l’employé, une indemnité qui excède le plafond sera soumise à l’impôt sur le revenu.

Malgré le succès avéré du dispositif, les 200 euros d’indemnités n’arrivent pas à suffisamment motiver les travailleurs à délaisser totalement la voiture. Pour preuve, à l’heure actuelle, ceux qui viennent au travail en vélo ne représentent même pas 1 % de la population active.