Les avantages que l’intelligence artificielle (IA) et le machine learning peuvent apporter à la société sont énormes. Toutefois, ces technologies émergentes impliquent également une pléthore de risques comme le renforcement de la criminalité ou l’apparition de nouvelles activités malveillantes. Pour prévenir ces menaces, il est essentiel de gérer correctement la sécurité.

Les cybercriminels sont susceptibles de perpétrer des attaques à l'égard des objets connectés, des véhicules autonomes ou encore des drones en exploitant l'IA et le machine learning. C'est ce que révèle un rapport dressé par l'ONU avec la collaboration d'Europol et de l'entreprise spécialisée dans la cybersécurité Trend Micro. Dans le cas des voitures sans chauffeur, ce type d'incident est-il couvert par les contrats d'assurance ?

Ce rapport a été publié pour que les entreprises technologiques puissent réaliser les éventuels dangers de l'IA et du machine learning. Il vise également à les inciter à chercher des solutions avant que les risques ne se transforment en un problème majeur.

Pirater des drones grâce aux nouvelles technologies

Le rapport indique que les cybercriminels se servent déjà de l'IA pour trouver des mots de passe, reproduire des voix, etc. Selon Martin Roesler, responsable de la recherche prospective sur les menaces au sein de Trend Micro, nombre d'autres innovations malveillantes se préparent. Par exemple, les individus malintentionnés peuvent profiter des nouvelles technologies pour détourner des drones utilisés pour effectuer des livraisons. Ils récupéreront alors les colis et les revendront par la suite.

Le document note également que les cybercriminels peuvent afficher un réel intérêt pour les drones autonomes. En effet, ils peuvent tirer profit des charges utiles que ces appareils sont en mesure de transporter. Tel est notamment le cas de la propriété intellectuelle.

En outre, il est possible que les cybercriminels utilisent l'ordinateur de bord de ces aéronefs pour recueillir des mots de passe Wi-Fi. Lors des déplacements des drones, ils peuvent également exploiter les failles des routeurs pour accéder aux données sensibles qu'ils transfèrent.

Des cyberattaques qui portent également sur les routes

Outre sur l'espace aérien, les cybercriminels peuvent utiliser l'IA et le machine learning pour mener des attaques sur les routes. Ils sont notamment susceptibles de cibler les voitures autonomes et les technologies grâce auxquelles elles sont capables d'éviter des obstacles. Les conséquences physiques de leurs actes malveillants sont ainsi très réelles.

À titre d'illustration, en accédant aux réseaux qui contrôlent les systèmes d'IA embarqués par les voitures autonomes et la circulation des véhicules réguliers, les cyberattaquants peuvent créer des retards de trafic. Ils fourniront ainsi à d'autres malfaiteurs un peu plus de temps pour commettre un crime (vol ou autre) et s'enfuir.

Le rapport de l'ONU précise que la surface d'attaque potentielle s'élargit à mesure que le nombre de véhicules automatisés augmente sur les routes. Par conséquent, il est essentiel de prendre en compte le plus tôt possible les problèmes et les vulnérabilités.