Certains métiers semblent mieux résister à la crise économique que d’autres. C‘est par exemple le cas de l’intermédiation en assurance, banque et finance. À l’heure où la majorité des entreprises font face à une baisse significative de leur activité et se trouvent dans l’obligation de supprimer de nombreux postes, ce secteur affiche une forme olympienne. D’après les chiffres dévoilés par Orias, la profession a vu son effectif progresser de +5 % en 2020.

Un secteur qui continue de recruter

Alors que la crise a frappé de plein fouet le marché de l'emploi, les métiers de l'intermédiation en assurance, banque et finance, pour leur part, s'en sortent mieux.

En effet, le nombre de professionnels exerçant dans ce domaine et inscrits au registre de l'Orias ne cesse de croître. D'après les chiffres communiqués par l'organisme, celui-ci a connu une progression de +5 % l'année dernière. En tout, ce sont 67 572 nouveaux intermédiaires professionnels qui viennent d'intégrer cette liste.

Dans les détails, le secteur de l'assurance a enregistré une hausse d'effectif de +3 %, spécialement des courtiers spécialisés en assurance et réassurance. Le champ de compétence de ces derniers va de l'assurance habitation à l'assurance de prêt, en passant par l'assurance responsabilité civile professionnelle. Plus précisément, 25 639 courtiers en assurance ont été recensés dans l'Hexagone en 2020.


Outre les courtiers, les intermédiaires dans le domaine de l'assurance comptent aussi dans leur rang des agents généraux et des mandataires d'intermédiaire d'assurance.

Les premiers ont vu leur effectif augmenter de +1 % et ils sont désormais 11 513 à proposer leur service un peu partout en France.

Les deuxièmes, quant à eux, comptent davantage de nouveaux membres. La hausse constatée est de +11 %, faisant passer leur effectif à 27 737 individus.

Exclusivité ou diversification d'activités ? À chacun son choix?!

Même s'il est aujourd'hui fortement conseillé de diversifier ses activités, 47 % des professionnels et entreprises qui ont souhaité figurer dans le registre officiel ont fait le choix de n'intervenir que dans le domaine de l'assurance.

À l'inverse, chez les agents généraux, 34 % d'entre eux ont opté pour la diversification et interviennent également dans les opérations bancaires.

À noter que, comme pour les avocats ou les médecins, le métier d'intermédiaire en assurance peut faire l'objet d'une radiation en cas de malversations. Pour l'année 2020, 2 060 prestataires se sont vu retirer le permis d'exercer la profession.