Bon nombre de détenteurs de contrat d’assurance vie font preuve de prudence extrême dans leurs placements et préfèrent miser sur les fonds en euros, en dépit du faible rendement que présente le produit. Le gouvernement souhaite aujourd’hui encourager les épargnants à être plus téméraires, sans pour autant prendre le risque de tout perdre.

Les titres de sociétés non cotées ne sont pas donnés

Pour espérer obtenir un rendement plus important sur son contrat d’assurance vie, il est judicieux de diversifier son portefeuille. Pour éviter toutefois de perdre tout son capital en cas de conjoncture négative, il convient de laisser une partie de son placement dans les fonds en euros.

Il faut malgré tout consentir à acquérir des unités de compte, dont les rendements sont aléatoires, mais peuvent être largement supérieurs à ce que rapportent les placements sans risque.

Dans le but d’offrir plus d’alternatives aux épargnants, la loi PACTE leur donne désormais la possibilité d'acheter des parts dans des sociétés non cotées en bourse.

Cette option s’avère alléchante à première vue, mais un obstacle de taille demeure : ces fonds d’investissement alternatifs requièrent des sommes d’argent considérables qu’une grande proportion d’investisseurs se retrouvent exclus d’entrée.

En effet, il faut prévoir au minimum 100 000 euros pour espérer acquérir ces fameuses unités de compte. Exception est faite pour ceux qui détiennent l’autorisation d’utiliser la dénomination ELTIF, lesquels peuvent investir « seulement » 10 000 euros.

Et des impératifs !

En outre, l’épargnant devra se plier à quelques règles s’il souhaite effectuer un placement dans les FPCI.

Dans le cas où le total de son épargne est égal ou supérieur à 100 000 euros, seulement la moitié pourra être affectée aux unités de compte. La part à investir dans les FPCI tombe à 10 % pour les épargnes de moins de 100 000 euros.

Avec ces restrictions, ce type d’investissement risque de ne pas rencontrer le succès escompté. Pourtant, la réforme avait de quoi séduire, puisqu’elle avait pour but de familiariser les particuliers avec le fonctionnement du monde boursier.