Le 18 mars dernier, Jean Castex et Olivier Véran se sont livrés à une conférence de presse hebdomadaire pour faire le point sur la situation sanitaire en France ainsi que sur l’avancement de la campagne de vaccination du pays. Ils ont annoncé des mesures renforcées dans certains départements. Deux jours plus tard, Santé publique France publiait les derniers chiffres de la pandémie.

La situation sanitaire en France tend encore à se dégrader et la pression se maintient sur les services de réanimation, une situation qui se répercute inexorablement sur les charges d'assurance hospitalisation. Mais l'exécutif se refuse toujours pour le moment à instaurer un confinement général. Et pour cause, cette alternative risquerait de mettre de nouveau à l'arrêt la machine économique. Qui plus est, les entreprises sises dans le pays peinent à retrouver un niveau d'activités suffisant. Un nouveau confinement généralisé risquerait alors de leur pousser à mettre la clé sous la porte.

À la place, Jean Castex et Olivier Véran ont annoncé l'instauration d'un cantonnement dans les 16 départements où les situations épidémiques sont les plus critiques.


Les derniers chiffres de la pandémie

Avec 16 départements confinés, ce sont près d'un tiers des Français qui sont en reconfinement, soit 21 millions de personnes. Néanmoins, les restrictions sont plus souples par rapport aux deux cantonnements instaurés l'année dernière. Les habitants des agglomérations concernées peuvent, en effet, sortir s'aérer tant qu'ils restent dans un rayon de 10 km de leur domicile. Néanmoins, les commerces non essentiels ne sont toujours pas autorisés à ouvrir, comme l'avait annoncé le Premier ministre, Jean Castex, le 18 mars dernier.

Deux jours plus tard, Santé publique France faisait le point sur la situation épidémique en France. Les nouveaux cas de contamination sont dans une tendance haussière. En l'espace de 24 heures, Santé publique France a ainsi recensé 35 327 nouvelles contaminations. De même, pour le nombre de personnes ayant développé une forme sévère du covid-19, qui s'estimaient le 20 mars à 4 353 patients.

En revanche, le nombre d'admissions en réanimation a baissé, passant de 382 le 18 mars à 317, 48 heures plus tard. Les admissions en structure hospitalière ont aussi légèrement diminué. On en a enregistré 1 348 le samedi 20 mars, contre 1 699, 24 heures plus tôt.

Le retour du vaccin AstraZeneca

Concernant les décès, Santé publique France a enregistré 185 nouvelles personnes ayant succombé au covid-19 à l'hôpital le 20 mars. Au total, le nombre de décès à l'hôpital s'élevait à hauteur de 66 735 patients. Une situation qui a poussé de nombreux observateurs à militer pour l'accélération de la campagne de vaccination. À savoir, pour l'heure, plus de 6 millions de personnes ont reçu au moins une dose du vaccin anticovid, soit plus de 9 % de la population française.


Il s'avère que la campagne de vaccination avait été ralentie par la polémique autour du vaccin AstraZeneca qui aurait de graves effets secondaires, mais il est aujourd'hui de nouveau mis sur les rails. Le chef du gouvernement a, en effet, indiqué lors de la conférence de presse du 18 mars que ce vaccin avait été jugé « sûr et efficace » par l'Agence européenne du médicament. Une bonne nouvelle qui devrait permettre d'augmenter le rythme de la campagne de vaccination.