À cinq mois du renouvellement des contrats d’exploitation des trois opérateurs du secteur présents dans la capitale, la mairie de Paris remet en question l’intérêt des trottinettes électriques en freefloating. La grogne des riverains prend de l’ampleur avec la multiplication des incidents graves, voire mortels, les stationnements anarchiques, les conduites dangereuses et autres délits et infractions des utilisateurs de ces moyens de locomotion individuels.

L'utilité des trottinettes continue de diviser

Les incidents impliquant des trottinettes électriques se sont multipliés de manière exponentielle ces derniers mois à Paris. Les trois acteurs de la location en libre-service de trottinettes électriques, à savoir Lime, Dott et TIER, ont discuté de l'avenir de leur activité avec Emmanuel Grégoire, le Premier adjoint à la Mairie de Paris, et David Belliard, en charge de la transformation de l'espace public et des mobilités.

Le sort de 15 000 trottinettes électriques (les 3 opérateurs disposent chacun de 5 000 engins dans leur parc) est au centre des discussions.

Si pour certains Parisiens, il s'agit d'un moyen pratique et écologique de se déplacer, pour d'autres, ils représentent une véritable calamité du fait de leur dangerosité et de leur encombrement dans les rues de Paris.

Bien que l' assurance trottinette électrique couvre les incidents impliquant le conducteur et les tiers (victimes ou non), l'imprudence de certains utilisateurs remet en question les intérêts du recours à ces engins de déplacement individuels.

Le volet écologique également soulevé

La Municipalité pointe notamment du doigt le laisser-aller des opérateurs dans la gestion du service de location, le non-respect du Code de la route de la part des usagers ainsi que l'anarchie sur la circulation et le stationnement sur les trottoirs. L'incertitude sur le bilan environnemental figure aussi par les griefs retenus contre ce nouveau moyen de locomotion.

En plus des nombreuses trottinettes qui finissent dans la Seine, leur entretien pose problème, car il est nécessaire de les recharger, les nettoyer et les recycler régulièrement. À cet effet, la Ville de Paris exhorte les acteurs du secteur à sensibiliser les utilisateurs sur l'aspect écologique de ces engins.

Les trois exploitants ont un mois pour apporter des propositions d'innovation et d'évolution du service.

Si les solutions concrètes pour améliorer le modèle de freefloating ne sont pas convaincantes, la mairie pourrait mettre fin à leur contrat.