Le 11 mai dernier, la France est entrée dans la première phase de sa stratégie de déconfinement. Logiquement, le rythme des immatriculations sur ce mois a encore été très affecté par les conséquences du dispositif sanitaire. Les spécialistes du secteur ont néanmoins constaté une légère reprise des ventes dès la réouverture des concessions dans tout l’Hexagone.

Le confinement dû à la pandémie de Covid-19 a eu des conséquences négatives sur les ventes de voitures, et certainement de contrats d'assurance auto, en France. En effet, les constructeurs et les concessionnaires ont été obligés de suspendre la majeure partie de leur activité sur toute cette période. Ainsi, la relance était plus qu'urgente dès la levée du dispositif sanitaire.

Dès la première phase du déconfinement, les professionnels de l'automobile ont constaté un début de reprise sur tout le marché. Cette tendance devrait s'accélérer à partir de juin avec l'entrée dans la seconde phase et le déploiement du plan de relance gouvernemental prévu pour l'ensemble de la filière.

Une baisse généralisée

Les chiffres publiés par le comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) sur les ventes du mois de mai ne permettent pas d'effectuer une analyse concluante de la situation des fabricants au lendemain du confinement. Cependant, dans l'ensemble, cette période a surtout été marquée par une tendance à la baisse pour tous les acteurs du secteur.


Seule Mini est parvenue à déroger à ce phénomène en réalisant une progression de 9,8 % le mois dernier, pour 1 932 nouvelles immatriculations. D'autres marques ont néanmoins réussi à résister et à limiter le recul des ventes, malgré un contexte défavorable. Volvo, par exemple, a enregistré une baisse de 27,7 %, suivi de Kia (30,4 %) et de Toyota (31,5 %).

Même si ces reculs sont assez importants, ils sont moins préoccupants au regard des contre-performances des constructeurs français. Le CCFA a en effet enregistré des chutes de 50 % chez Renault, 54,7 % chez Citroën et 56,3 % chez Peugeot par rapport à l'année dernière.

Sur le marché français, les marques Opel et Fiat ont été les plus touchées par la crise sanitaire, avec une baisse respective de 61,9 % et 70,5 %. Le groupe allemand Volkswagen, pour sa part, a accusé un repli de 45,7 % pour sa marque historique, 44,1 % pour Audi et 37,1 % pour Skoda.

Une tendance encourageante

En mai dernier, les ventes de véhicules particuliers neufs ont baissé de 50,3 % sur le marché français. Au total, la France a recensé 96 310 nouvelles immatriculations sur ce mois. Les analystes s'attendaient à de pareils chiffres, car les professionnels du secteur n'ont redémarré leur activité que le 11 mai. Ainsi, la dernière semaine du confinement a encore eu des effets significatifs leurs résultats mensuels.


Dans un contexte économique déjà morose, le pont de l'Ascension n'a pas arrangé la situation de la filière automobile durant le mois de mai. En effet, cette période est habituellement caractérisée par un important ralentissement de l'activité. Ce facteur a donc aggravé les effets du confinement sur les ventes des constructeurs.

Néanmoins, le marché automobile français a entamé son redémarrage dès le début du déconfinement, malgré cette tendance globale à la baisse. Cette reprise est notamment perceptible en se référant à la chute des ventes en mars 2020. En effet, le recul dans le secteur a atteint 72 % par rapport à la même période l'an dernier. Pourtant, les concessions n'ont fermé que vers la moitié du mois.

La reprise vient en partie de l'effet de levier provoqué par les livraisons reportées en raison du confinement. Les marques ont priorisé la finalisation de ces transactions dès la réouverture des concessions. Ainsi, les centres d'immatriculation français ont enregistré 7 000 nouveaux véhicules le 19 mai 2020.