Malgré une hausse continue des ventes de deux-roues motorisés électriques depuis 2016, hors crise sanitaire, les volumes restent faibles. Les solutions en libre-service favorisent toutefois leur démocratisation et aident les assureurs dans l’évaluation des risques. Il reste que l’offre est insuffisante et que les modèles disponibles coutent cher.

Un essor freiné par l'insuffisance de l'offre

Les chiffres de l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique montrent un démarrage compliqué pour le deux-roues motorisé électrique. Certes, le mouvement haussier est continu sur les cinq dernières années, en excluant 2020, mais le nombre d'immatriculations est faible. Et encore, elles sont majoritairement attribuées aux entreprises, qui dotent leur flotte de scooters électriques.

Le président de la branche deux et trois-roues motorisés au sein de la Chambre syndicale internationale de l'automobile et du motocycle, Vincent Thommeret,

L'insuffisance de l'offre constitue le frein principal, le peu de modèles proposés par les marques de renom étant extrêmement coûteux.

Par exemple, le scooter électrique CE 04 de BMW a été lancé en fin juillet, avec un prix de base de 12?150 €. Vincent Thommeret estime que

Le véritable essor du marché va nécessiter trois à cinq ans.

Des outsiders tentent de damer le pion aux grandes marques. En France, il est par exemple possible de se procurer des scooters fabriqués par la start-up chinoise Niu à partir de 1890 €.


En attendant une croissance plus sensible apportée par les constructeurs, le marché progresse principalement grâce aux formules en libre-service.

Des opérateurs tels que Cooltra, Lime, Yego, Zebécane… se sont implantés dans la capitale au cours de l'été 2021, rejoignant les pionniers présents depuis 2006 comme CityScoot et Coup, qui a entretemps déposé le bilan.

Le libre-service, pilier du développement des modes de déplacement alternatifs

En milieu urbain, surtout depuis le confinement, certains modes de déplacement rencontrent un succès croissant. C'est le cas du vélo à assistance électrique (VAE) avec un demi-million d'exemplaires écoulés en 2020. La Fédération française de l'assurance (FFA) souligne que

La souscription d'une assurance vélo est obligatoire pour les modèles affichant une puissance supérieure à 250 W ou capables de rouler à plus de 25 km/h.

En effet, avec de telles caractéristiques, l'engin est assimilable à une moto.

Pour répondre aux nouvelles exigences liées à ces solutions de mobilité alternatives, les assureurs ont développé des offres spécifiques pour trottinettes, gyropodes… Ils collaborent

également avec les fournisseurs de services de mobilité partagée qui fleurissent dans les grandes villes. L'objectif annoncé :

Contribuer à l'atteinte plus rapide des objectifs en matière de transition vers une mobilité verte.

CityScoot a ainsi obtenu d'Allianz France un contrat incluant trois types de garanties :

  • responsabilité civile,
  • protection du conducteur,
  • dommages aux véhicules.

La prime correspondante est composée d'un forfait mensuel par engin et d'une part indexée à leur utilisation effective. Tous les clients à la location bénéficient automatiquement de cette couverture.